Selon le Regroupement, plus de cinquante ménages de locataires ont subi du stress lors de leur relocalisation à la suite de l’implantation de la Corporation minière Osisko. Une entente avait alors été signée entre les parties, où la compagnie assumait une partie des coûts des loyers durant trois ans.
Pour la suite des choses, les locataires demandent à ce que les prix des loyers respectent la capacité de payer de chacun, soit 25 pour cent des revenus des ménages pour ceux ayant des salaires inférieurs, selon des montants établis par la Société d’habitation du Québec.
«Certains ont dû déménager jusqu’à trois fois dans la même année, sans réel dédommagement, mis à part deux à trois loyers gratuits», a fait valoir Jacqueline Kocik, porte-parole du Regroupement, par voie de communiqué.
«Les ententes que la minière nous a fait signer prévoient des augmentations de loyer de 300 $ à 400$. Comment voulez-vous qu’on paye ça avec nos petits salaires ou nos prestations?», s’est-elle indignée.
Ils rencontrent le ministreAfin de dresser un portrait de leur situation, les locataires ont rencontré le ministre de la région, Pierre Corbeil, le 5 décembre.
«Depuis maintenant trois ans qu’Osisko, la Ville, le Comité de suivi se lancent la balle. Assez, c’est assez!» - - Carole Carle
«On va travailler ensemble pour surmonter les nombreuses difficultés puisque l’entente entre Osisko et les locataires vient à échéance. Nous allons prioriser 8-9 locataires, dont le dossier est plus urgent. Pour certains, on pourrait convertir les logements existants en logements à loyer modique. Pour le reste, les gens se retrouvent entre deux situations. Il faudra faire le portrait pour bien les classer», a mentionné le député Pierre Corbeil, interviewé à la suite de la rencontre avec les locataires.
Ces derniers, malgré l’espoir après ce rendez-vous, restent sur leurs gardes. «Depuis maintenant trois ans qu’Osisko, la Ville, le Comité de suivi se lancent la balle. Assez, c’est assez! Il est grand temps que les locataires puissent voir la lumière au bout du tunnel. Le gouvernement autorise des projets miniers, mais il doit s’assurer que les citoyens les plus démunis n’en fassent pas les frais», a soutenu Carole Carle, aussi porte-parole du groupe.
