En effet, les activités du Service de l'électricité coûteront à la Ville 7 015 730 $ cette année, alors qu'elles devraient rapporter 7 748 565 $. Ce qui lui permettra de dégager un surplus de 732 835 $, somme réinvestie dans les autres services de la Ville.
«Ça veut donc dire que si l'on n'avait pas ça, il faudrait taxer les citoyens encore davantage pour maintenir le même niveau de services», a rappelé le maire Ulrick Chérubin, lors de la présentation du budget, le 20 décembre.
En d'autres mots, si l'on tient compte du fait que 0,01 $ sur le taux de la taxe foncière générale rapporte 65 000 $ dans les coffres de la Ville, il faudrait ajouter 0,112 $ au taux actuel de 1,34 $ imposé pour l'année 2012, ce qui le ferait grimper à 1,452 $. Pour le propriétaire d'une résidence unifamiliale moyenne évaluée à 123 953 $, on parle de 139 $ de plus sur le compte de taxes.
Équilibrer la charge fiscaleCertains se souviendront que le Service de l'électricité a toujours connu des variations importantes de ses revenus d'une année à l'autre. Les modalités du contrat avec Hydro-Québec font en sorte que le coût de l'électricité varie d'environ 500 000 $ par année pour la Ville. Il est moins cher les années paires.
La Ville a décidé il y a quelques années d'équilibrer son budget à même son surplus libre. Selon les explications de Gérald Lavoie, directeur des Services administratifs et financiers à la Ville d'Amos, elle équilibre la dépense nette d'électricité, comme si c'était un contrat de deux ans.
«Ça veut donc dire que si l'on n'avait pas ça, il faudrait taxer les citoyens encore davantage pour maintenir le même niveau de services» - - Ulrick Chérubin
Lors de l'année paire, la Ville engrange un surplus supérieur, car le coût réel est moindre que celui budgété. Ce surplus est conservé puis affecté et dédié pour équilibrer l'année impaire. Cela permet d'équilibrer la charge fiscale du contribuable dans le temps et évite les fluctuations du taux de taxes.
Depuis 1948Selon son site internet, Amos possède l'un des dix réseaux municipaux indépendants au Québec. Elle a fait l'acquisition de son réseau en 1948 auprès de la City Gas and Electric Corporation Limited. Et comme il appartenait déjà la collectivité, il a été exclu quand le gouvernement québécois a nationalisé les réseaux municipaux et coopératifs au profit d'Hydro-Québec.
Elle achète la totalité de son électricité auprès de la société d'État pour ensuite la redistribuer à ses quelque 3000 clients résidentiels, commerciaux et industriels. Son réseau couvre le territoire de l'ancienne Ville d'Amos, compris entre la route 111 Est au sud, la limite du Canton Dalquier au nord, la 4e Rue Est à l'est et la 6e Rue Ouest à l'ouest.
La Ville effectue aussi la gestion et l'entretien de son réseau, en plus de se charger de la facturation et offrir le service à la clientèle. Elle fait aussi l'entretien des feux de circulation et de l'éclairage de rues sur son territoire, à l'exception de ceux situés sur les routes numérotées sous la responsabilité du ministère des Transports. Elle fait aussi la promotion des programmes d'économie d'énergie d'Hydro-Québec.

