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Beaucoup de détours pour une traverse sécuritaire

La traverse qui relie l'édifice du grossiste Ben Deshaies à son stationnement, de l'autre côté de la 6e Rue Ouest, cause bien des maux de tête aux autorités, qui peinent à trouver une solution sécuritaire. Martin Guindon

La traverse qui relie l'édifice du grossiste Ben Deshaies à son stationnement, de l'autre côté de la 6e Rue Ouest, cause bien des maux de tête aux autorités, qui peinent à trouver une solution sécuritaire.

Martin Guindon
Publié le 21 Février 2012
Publié le 21 Février 2012
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Dur de trouver une solution dans le secteur de Ben Deshaies

Emprunter le passage piétonnier face au grossiste Ben Deshaies peut s'avérer périlleux, comme l'a appris à ses dépens un employé de l'entreprise qui a été renversé par une voiture, le 9 février. Et il semble très difficile de trouver une solution permanente et sécuritaire qui puisse être efficace durant toute l'année.

Sujets :
MTQ , Ben Deshaies , Ville d'Amos , Secteur de Ben Deshaies , Malartic , Amos

La situation préoccupe les autorités concernées depuis que le grossiste en alimentation a aménagé son stationnement de l'autre côté de la 6e Rue Ouest. Chaque jour, des centaines d'employés doivent traverser cette route à quatre voies très passante et espérer que les véhicules respecteront la signalisation, qui les oblige à arrêter si quelqu'un s'engage dans la traverse.

Celle-ci a été aménagée en tant que mesure transitoire par le ministère des Transports (MTQ) en 2005 (la 6e Rue Ouest est sous sa juridiction puisqu'il s'agit en fait de la Route 109), dans le but justement de sécuriser cette périlleuse opération en attendant une solution plus globale. En 2006, Ben Deshaies a embauché une brigadière pour faciliter le passage de ses employés, mais avait dû la retirer à la demande de la Sûreté du Québec.

Un feu de circulation

En 2008, la Chambre de commerce d'Amos-région avait relancé la question de la sécurité de la traverse dans les médias. Le MTQ a alors fait réaliser une étude par un expert et a proposé une solution à la Ville d'Amos et au grossiste en alimentation.

Elle consiste en l'aménagement d'un feu de circulation avec feu pour piétons à l'intersection de la 6e Rue Ouest et de la 10e Avenue Ouest. Le MTQ condamnerait alors les deux traverses existantes (il y en a une autre en face du CPE Arlequin et Colombine). Le stationnement devra être clôturé et un trottoir aménagé du côté ouest de la 6e, afin de permettre aux employés de se rendre à l'intersection en toute sécurité.

«C'est le fruit d'une étude sérieuse et notre proposition tient toujours, assure Luc Adam, porte-parole du MTQ. La circulation sur cette voie et le nombre de piétons qui la traversent tous les jours justifient amplement un feu de circulation et un feu pour piétons. Il reste maintenant à établir le partage des coûts entre nous, la Ville et Ben Deshaies.»

Pas de place pour un trottoir

Du côté de la Ville, on ne s'oppose pas au projet comme tel, ni même à l'idée de partager une partie des coûts, bien que ça devra faire l'objet de négociations. Le problème se situe davantage au niveau technique pour l'aménagement du trottoir.

«En septembre 2010, un avis technique de la firme Dessau est venu nous confirmer qu'il n'y avait pas suffisamment de place pour faire un trottoir du côté ouest de la 6e Rue Ouest. C'est trop étroit pour permettre le déneigement du trottoir l'hiver. On a regardé la possibilité de faire sortir les employés sur la 10e Avenue au lieu d'en face du bâtiment, mais ils devraient passer par un entrepôt réfrigéré (le MTQ a aussi rejeté cette avenue, puisqu'elle ne pourrait être utilisée par les autres piétons)», relate Guy Nolet, directeur général de la Ville d'Amos.

Il y aurait toujours la possibilité de couvrir le trottoir avec un long abri pour éviter qu'il ne s'enneige, notamment lors des fréquents passages de la charrue. M. Nolet ignore toutefois combien ça pourrait coûter et jusqu'à quel point cette idée est réalisable sur le plan technique. Mais il réitère la volonté de la Ville de régler le problème.

Deshaies veut une solution

Du côté de Ben Deshaies, on veut une solution dans les meilleurs délais. L'accident qui a impliqué l'un de ses employés (fracture de l'épaule) a causé beaucoup d'émoi au sein de l'entreprise et fait craindre le pire.

En novembre, l'entreprise a proposé au MTQ d'installer des bornes lumineuses au centre de la chaussée pour rendre la traverse encore plus visible, comme elle l'avait vu à Malartic, mais cette solution contreviendrait finalement aux normes, selon Luc Adam.

«On veut une solution et nous allons nous rallier aux experts. Nous, on pense que tout le monde est de bonne foi dans ce dossier, mais ça serait le fun que ça bouge», souhaite Renée Deshaies, directrice administrative de l'entreprise familiale.

Voyez aussi notre autre article sur le sujet: Traverse: Arlequin et Colombine veut être consulté

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