Initiateur de la pétition, Rodrigue Landry dit craindre une hausse marquée de la circulation sur la 7e Rue Ouest si la nouvelle configuration du secteur permet un accès direct au IGA à partir de cette artère résidentielle. Les signataires demandent donc à la Ville de s’assurer que la 7e Rue Ouest se termine en cul-de-sac, quitte à y établir un passage pour les piétons ou les vélos.
«On nous dit que les camions ne circuleront pas sur la 7e, mais on n’y croit pas, lance M. Landry. On sait aussi que les gens qui arrivent de l’ouest peuvent éviter de passer sur la 6e, où il y a davantage de trafic, ils vont prendre un accès direct par la 7e. Pour nous, c’est une question de tranquillité, mais surtout de sécurité pour nos enfants. Notre rue a souvent posé problème par le passé et on veut que ça cesse.»
Pressions
Rodrigue Landry dit n’avoir eu aucune difficulté à recueillir toutes les signatures. Selon lui, la colère des citoyens de la 7e Rue Ouest est bien réelle.
«Les gens sont en feu, image-t-il. Nous en sommes à établir des moyens de pression. On va probablement faire exprès pour stationner dans la rue tout ce qu’on peut avoir comme véhicules. On pourrait aussi laisser traîner sur nos terrains les jouets de nos enfants. Nos moyens de pression vont aller en s’accentuant. Nous ne sommes pas contre le IGA, mais il a moyen de le faire en pensant davantage à la sécurité sur notre rue.»
La chance au coureur
À la Ville d’Amos, où l’on vient d’adopter une modification au règlement de zonage pour permettre la construction du IGA, le maire Ulrick Chérubin confirme qu’il y aura bel et bien un accès pour les voitures par la 7e Rue Ouest.
«Le promoteur nous assure qu’il n’y aura pas de passage des camions, rappelle-t-il. Aussi, le ministère des Transport demande l’accès par la 7e Rue parce que la 6e est déjà très achalandée. Par contre, on pourra regarder la faisabilité d’y réduire la vitesse d’une façon ou d’une autre.»
Le maire Chérubin ajoute que, compte tenu de l’importance du projet d’investissement, la Ville souhaite «donner la chance au coureur».
«Donnons-nous la chance de voir l’impact que ça aura. Si on réalise que c’est problématique, on pourra toujours corriger le tir. Je comprends que les gens soient inquiets, mais j’ai un peu de misère avec le syndrome pas dans ma cour, surtout que plusieurs de ces citoyens n’ont pas assisté à l’assemblée publique d’information du 4 juillet. Ce n’est pas parce qu’il y aura un peu plus de circulation que ça compromet nécessairement la sécurité», affirme le maire.

