Dans le cadre d'une tournée régionale, le gouverneur général et sa femme, Sharon Johnston, découvrent les enjeux et les initiatives des gens de l'Abitibi-Témiscamingue et honorent des citoyens de Val-d'Or et Rouyn-Noranda qui se sont démarqués par leur altruisme et leur implication au sein de leur communauté.
Comme tout le monde
Impliqué avec le comité des loisirs ainsi que le Club de l'âge d'or de Val-Senneville, l'Escadron 728 La Vérendrye du Corps de Cadets de l'aviation et récemment engagé avec l'organisation du Salon des générations de l'Abitibi-Témiscamingue, Georges Michaud a avoué avoir été plutôt surpris lorsqu'on lui a fait part de son prix quelques jours plus tôt.
«Il me semble qu'il y a d'autres personnes qui méritaient cet honneur-là avant moi. Je ne m'y attendais pas, a soutenu l'homme qui profite de sa retraite depuis quatre ans.
«Je trouve que c'est une personne comme nous autres, c'est tout le protocole autour qui fait changement, mais je l'ai trouvé très gentil», a raconté M. Michaud concernant sa rencontre avec M. Johnston.
L'engagement valdorien
Le choix des lauréats revenait à la Ville. Paul-Antoine Martel, animateur à la vie rurale et communautaire à Val-d'Or explique que contrairement aux mérites municipaux remis à chaque année, ces prix symbolisaient un engagement sur une plus longue période.
«On trouvait que c'était deux très bons représentants de l'engagement valdorien, a expliqué M. Martel. M. Michaud, c'est quelqu'un qui s'implique dans un petit milieu et qui le fait avec une attitude qui est toujours positive et inspirante, et dans plein de domaines.
«Mme Sweet, c'est quelqu'un qui a donné énormément de son temps et qui l'a fait pendant longtemps. On trouvait que le moment était bon de la reconnaître et de lui témoigner notre reconnaissance», a-t-il conclu.
La dame de 81 ans a promu l'éducation, les arts et la musique aux Valdoriens. Elle est d'ailleurs membre des Amis du Conservatoire de musique et présidente de la Société d'art lyrique de la région.
Enseignante de carrière, elle besogne toujours au Réseau du libre savoir et anime des émissions télévisuelles pour les aînés.
De quoi fêter un 100e anniversaire
«Dans l'année 1952, dans la Ville de Malartic, lorsque j'avais six ans, ma mère a convoqué tous les enfants de la famille et nous a dit que quelqu'un de très spécial s'en venait ici en train. On est arrivé à la gare et toute la Ville y était. À l'intérieur, il y avait Charles Vincent Massey, gouverneur général du Canada, a raconté Glenn Morton après la remise des prix.
«Je trouve que c'est une personne comme nous autres, c'est tout le protocole autour qui fait changement, mais je l'ai trouvé très gentil» - Georges Michaud
«C'est une occasion à laquelle je ne pouvais résister. Conduire ma mère, qui m'a amené voir un gouverneur général il y a 50 ans, et lui permettre de venir vous rencontrer aujourd'hui», a salué M. Morton sous les applaudissements, soulignant au passage que sa mère, Ella Morton, fêtera son centième anniversaire le mois prochain.
Plus tôt en journée, Leurs Excellences ont rencontré les militaires des Forces canadiennes, de passage à Val-d'Or dans le cadre d'un exercice de recherche et de sauvetage (SAREX), ont visité le Centre d'amitié autochtone, l'entreprise Technobois S.O.S. Emploi d'Abitibi-Est et Abitibi Géophysique inc., en plus d'avoir différentes discussions sur la situation et le développement régional.
La visite de M. et Mme Johnston en Abitibi-Témiscamingue se poursuit à Rouyn-Noranda le 18 septembre.

