Cette manœuvre de brûlage volontaire était organisée par le Service des incendies de la Ville d’Amos. «C’était un bâtiment à démolir. On n’attendait plus que les conditions idéales pour s’exécuter. Elles étaient réunies hier soir», a confié le directeur du Service, Pierre Gagnon, au lendemain de l’exercice.
Chaque année, ce dernier organise de tels brûlages afin de pratiquer un ou plusieurs éléments d’intervention. Il choisit alors un bâtiment isolé, afin de ne pas nuire au voisinage. Ils étaient une quinzaine de sapeurs d’Amos et 7-8 de St-Marc-de-Figuery.
«Nous avons invité nos collègues du Service des incendies de St-Marc, qui ont pu essayer leur nouveau camion-citerne. On avait besoin d’un tel apport additionnel en eau, parce qu’on ne voulait pas couper la route avec un boyau à partir de la borne-fontaine située en face. En même temps, ils étaient là en support au cas où on aurait eu un appel pendant le brûlage», précise Pierre Gagnon.
La mousse, efficace
L’incendie a été allumé vers 21h30. Après quelques exercices, ils ont laissé aller l’incendie pour un embrasement généralisé. Le feu a été éteint vers minuit et deux pompiers sont demeurés sur les lieux toute la nuit par mesure de sécurité.
«On a voulu expérimenter l’utilisation d’un nouvelle mousse. On a vu que c’était très efficace dans un feu de cette ampleur. C’est une mousse comprimée à l’air, qui fait beaucoup moins de dégâts que l’eau. Les boyaux sont aussi beaucoup moins pesants. Cette mousse est aussi très efficace pour protéger les murs d’édifices voisins», a souligné Pierre Gagnon.

