C’est l’un des éléments qui se dégagent du rapport annuel du Service. On y apprend notamment que si le nombre d’interventions dans la zone urbaine d’Amos est demeuré stable (82 vs 18) comparativement à 2009, la zone rurale d’Amos (14 vs 5) et les autres municipalités desservies par le Service (56 vs 34) ont connu des hausses importantes. Elles ont triplé à St-Mathieu-d’Harricana (12 vs 4) et doublé à Trécesson (14 vs 7).
«Ce sont les mois de mars et avril qui sont venus changer la donne. Ils ont été nos deux plus gros mois (29 et 19 sorties) alors que c’est normalement le mois de mai (11). Mais on ne peut pas vraiment contrôler le nombre de sorties que l’on va faire. Il faut répondre aux alertes», précise le directeur Pierre Gagnon.
Lourdes pertes
Le territoire desservi par les pompiers d’Amos affiche de moins lourdes pertes liées aux incendies qu’en 2009, soit 2,7 M $, mais c’est beaucoup plus que la moyenne des cinq dernières années. En 2009, l’incendie des Jardins du Patrimoine avait entraîné des pertes de plusieurs millions. En 2010, les plus importantes pertes financières sont survenues lors de l’incendie de l’édifice à logements de la 3e Rue Est (plus de 900 000 $ à l’évaluation municipale).
«Sinon, nos plus importantes pertes proviennent d’incendies dans des résidences dans lesquelles il n’y a personne au moment du sinistre et qui sont éloignées de la ville. C’est directement proportionnel. Le brasier est alors souvent généralisé à notre arrivée. On y travaille aussi plus longtemps et on utilise plus d’eau», souligne M. Gagnon.
Les valeurs sauvées se chiffrent à près de 48,8 M $, contre près de 52,9 $ en 2009.
Prévention et effectifs
Par ailleurs, le Service des incendies remarque une certaine amélioration lors de ses visites de prévention dans les résidences amossoises. En tout, 73 pour cent des résidences étaient conformes en tout point, une légère baisse comparativement aux 74,3 pour cent de 2009. Toutefois, 96 pour cent d’entre elles étaient conformes en tout point lors de la relance et seulement 2,5 pour cent des résidences n’avaient aucun avertisseur de fumée, contre 2,9 pour cent en 2009.
Côté effectifs, le Service dénombre à ce jour son plus grand nombre de pompiers depuis plusieurs années, avec 33, incluant le directeur. «On en a recruté sept nouveaux. On a eu une recrudescence de candidatures après l’incendie de la 3e Rue Est. Il y a aussi un effet d’entraînement auprès d’amis de pompiers du service», fait remarquer Pierre Gagnon.

