En vertu de cette entente, la Ville de Matagami fournit des services de protection incendie ainsi que de cueillette et de disposition des matières résiduelles aux résidents de la MBJ situés dans une aire d'influence fixée par un rayon de 50 km autour de la municipalité nordique.
Or, Matagami fait l'objet d'une poursuite pour l'incendie d'un camion survenu à environ 55 km, pour lequel son service des incendies n'est pas intervenu. La municipalité allègue qu'elle n'avait pas assez de pompiers pour protéger son territoire. Toutefois, sa responsabilité a été appelée en vertu du protocole d'entente qui la lie à la MBJ.
Bonification rejetéeDans cette foulée, quand est venu le temps de renouveler l'entente pour les trois prochaines années, la Ville de Matagami a présenté des amendements. «On voulait bonifier des termes légaux pour protéger les deux parties. Nous avons reçu un refus catégorique de la MBJ (résolution rejetée à 4 contre 3 le 23 septembre). Si l'on pensait seulement à court terme, on signerait. Mais à long terme, ça risque de coûter plus cher à la Ville que ça ne lui rapporte (soit environ 20 000 $ par année)», avait indiqué en octobre le maire René Dubé, après que Matagami eût signifié son intention de mettre fin à l'entente le 31 décembre 2011.
Ce dernier affirmait alors que les deux municipalités avaient le devoir moral de s'entendre. D'ailleurs, le 8 novembre, son conseil faisait la proposition de nommer un conciliateur dans le dossier. Mais celui-ci n'a finalement pas été nécessaire, alors que les deux parties se sont rencontrées dans les bureaux de la MBJ le 15 décembre afin de tenter de dénouer l'impasse.
Entente imminenteCe qui fut fait. Lors de la séance extraordinaire du 20 décembre, le conseil municipal de Matagami a adopté une résolution pour prolonger l'entente actuelle jusqu'au 31 janvier. Le document évoque une bonne ouverture des représentants de la MBJ lors de la rencontre du 15 décembre.
On y lit qu'ils ont alors «accepté la presque totalité des demandes, après avoir reçu les explications des représentants de la Ville de Matagami, à l'exception d'un seul point demeurant à être reformulé». L'entente est donc prolongée afin de se donner «le temps de convenir d'un texte final concernant le dernier point encore en suspens».

