Le projet a été annoncé en avril 2008 à Amos. Depuis, il a été revu une première fois à la hausse et aux dernières nouvelles, on parlait d'un centre de 220 places de détention pour un investissement de 111 M $. La construction devait débuter à l'été 2011, mais une nouvelle évaluation des besoins avait repoussé l'échéancier d'au moins six mois.
Or, selon les informations que M. Gendron dit détenir, les plans et devis viennent à peine d'être terminés et le processus d'appel d'offres n'est toujours pas entrepris. Donc, les travaux ne débuteront pas avant la fin de l'été, voire l'automne, ce qui reporte maintenant la livraison à 2014. Il déplore la lenteur du gouvernement à aboutir dans ce dossier.
«Il faudrait enfin passer aux actes. On ne peut pas berner la population continuellement Les annonces doivent se concrétiser un jour. Ça ne fait aucun sens. Pourquoi ça pressait tant que ça de faire une annonce en 2008? En 2009, on nous disait que les fonds avaient été libérés et réservés au Trésor. Je vais être très achalant dans ce dossier cette année et j'espère que les associations concernées vont m'accompagner», a-t-il déclaré, quand il a rencontré les médias, le 17 janvier.
Ça piétine pour l'aéroport
L'autre cheval de bataille du député sera celui de la réfection de la piste d'atterrissage de l'aéroport municipal Magny d'Amos. Le projet de 3,5 M $ était jugé urgent déjà en 2009.
«Quand j'ai rencontré le ministre régional Pierre Corbeil aux Fêtes de 2010, il m'a demandé de lui laisser un peu de temps, que le dossier n'était pas compliqué, et qu'il allait rapidement se réaliser. Aux Fêtes cette année, il n'avait rien à me dire à ce sujet. Si c'était si urgent en 2009, pourquoi rien n'a encore bougé dans ce dossier? Il ne se vend malheureusement pas de capsules de volonté politique à la pharmacie, alors je ne peux pas leur en donner», a lancé M. Gendron en boutade.
«Il ne se vend malheureusement pas de capsules de volonté politique à la pharmacie, alors je ne peux pas leur en donner» - François Gendron
Assainissement des eaux
D'autre part, le député salue l'initiative du ministre régional cet automne d'accompagner plus sérieusement les trois municipalités de la MRC Abitibi qui ont un projet d'assainissement des eaux (Landrienne, St-Marc-de-Figuery et St-Dominique-du-Rosaire). Selon lui, il est particulièrement urgent d'intervenir dans le dossier de Landrienne, où l'on impose une charge beaucoup trop importante aux citoyens de la municipalité.
«Au départ, on parlait d'un financement qui serait assumé à 85 pour cent par le gouvernement et 15 pour cent par la municipalité. Mais là, on fait la preuve par quatre que ça s'apparente davantage à du 50-50. Ça n'a pas de bon sang. La population locale n'a pas à supporter une aussi grosse facture seule. Le ministère a changé quatre ou cinq fois de chargé de projet, il a causé toutes sortes de délais. C'est à lui d'assumer ça, et non aux citoyens de Landrienne. Je les comprends d'être enragés», a affirmé François Gendron.
Il a précisé que selon lui, Québec doit reconnaître le montant de 459 000 $ qui est actuellement en suspens et le prendre à sa charge. «Cette somme ne doit pas être imputée aux citoyens de Landrienne», a-t-il réitéré.
Sa décision est prise
Le député a par ailleurs offert son appui à la Société des eaux souterraines de l'Abitibi-Témiscamingue qui cherche à obtenir une reconnaissance au même titre que les organismes de bassin versant, avec un financement annuel de 125 000 $, ce qui tombe sous le sens pour lui.
Enfin, interrogé à savoir s'il sera candidat aux élections advenant qu'elles soient déclenchées prochainement, François Gendron a répondu ceci: «Ma décision est prise, mais je ne crois pas que ce soit le bon moment pour l'annoncer ici aujourd'hui».

