Les questions de cette nature sont venues du nouveau Comité de citoyens pour une saine gestion, piloté notamment par Vincent Boisvert, Roland Simard et Josée Boisvert. Dans une lettre acheminée à la municipalité le 1er février, le Comité demande des éclaircissements sur les augmentations substantielles relatives au budget d'opération de la municipalité, de même que sur le projet d'assainissement.
Pas une gestion serrée?
On y indique notamment qu'une fois que l'on retire les dépenses liées aux frais de financement et de la dette à long terme, les augmentations des dépenses en 2012 se chiffrent à 318 233 $ sur un budget total de 1 474 837 $ et représentent environ 65 pour cent de la hausse totale des dépenses.
«Ce qui est énorme et ne semble pas relié au projet d'assainissement des eaux. Ce n'est certainement pas un exemple de gestion serrée à laquelle les citoyens sont en droit de s'attendre dans le contexte actuel», peut-on lire dans la lettre.
Le Comité dénonce aussi le manque de communication de la part du conseil à l'endroit des citoyens, relativement aux difficultés que celui-ci a rencontrées au cours des deux dernières années dans le dossier de l'assainissement. Il réclame plusieurs documents relativement à ce projet et souhaite que la part des taxes qui servira à payer le projet soit clairement identifiée sur le compte de chaque contribuable. Celui-ci écope cette année avec une majoration moyenne de ses taxes foncières de 87,6 pour cent.
Réponses à venir
S'il espérait obtenir toutes les réponses à ses questions, le Comité est finalement resté sur son appétit au terme de la réunion. Il n'a obtenu que des réponses fragmentaires à la douzaine de questions très détaillées qu'il avait fait parvenir.
Certaines des hausses budgétaires ont été expliquées par l'augmentation moyenne de la valeur des propriétés de 45 pour cent, ce qui a un effet sur les quotes-parts versées à la MRC Abitibi (qui augmentent de 15 000 $) et à la Sûreté du Québec, qui sont calculées sur la richesse foncière uniformisée.
Le maire François Lemieux a aussi rappelé que des coûts sont reliés à la location d'un camion-citerne pour le Service des incendies (41 000 $), la réfection majeure de deux ponceaux (40 000 $) et à l'embauche prévue d'une ressource en loisirs (30 000 $). «Je ne suis pas en mesure de répondre à toutes vos questions dans le détail ce soir, mais nous allons vous fournir toutes les réponses et tous les documents que vous nous demandez», a assuré M. Lemieux.
«On n'a pas obtenu beaucoup de chiffres précis ce soir, mais il semble y avoir une volonté de nous les fournir. On va essayer d'avoir ça le plus rapidement possible. Il ne s'agit pas d'une chasse aux sorcières, mais bien d'un effort des citoyens pour bien comprendre ce qui se passe», a confié Roland Simard, après la réunion.
Nous vous invitons à lire notre article précédent sur ce sujet: Landrienne: les citoyens expriment leur désarroi

