La municipalité a fait parvenir le 26 janvier une missive à Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, pour laquelle elle a reçu plus qu'un simple accusé de réception.
«Jean-Paul (Villeneuve, directeur général) a reçu un appel cet après-midi de l'attaché politique du ministre qui lui a confirmé qu'il faisait suivre la lettre à M. Lessard. Et au lendemain de la visite du premier ministre Jean Charest à Lebel-sur-Quévillon, on a aussi reçu des appels des fonctionnaires. Je suis à peu près certain que ça va se régler cette année. Évidemment, vous comprendrez que je suis rendu méfiant. Mais ça bouge enfin», a-t-il déclaré lors de la séance du conseil municipal du 7 février.
La phase 2 presse
Des citoyens ont demandé au maire pourquoi il pressait tant d'enclencher la phase 2 du projet, estimée à 3,7 M $ (coûts partagés avec les Affaires municipales et les Transports), alors qu'on n'a toujours pas tout réglé dans le dossier de la phase 1.
«Parce que tant que tout le projet ne sera pas complété (il l'est à 80 pour cent), on ne pourra pas s'asseoir avec les ministères concernés pour finaliser les coûts et faire la répartition de ceux-ci. On pourra ensuite aller en financement à long terme, ce qui réduira l'impact sur notre budget. En ce moment, la répartition tient compte des chiffres de l'annonce en 2008, qui étaient déjà vieux de deux ans. Nous sommes les seuls à absorber l'inflation et les intérêts sur notre marge de crédit. Notre part est passée d'environ 8 à 46 pour cent», a-t-il rappelé.
Un citoyen a alors demandé que la population soit bien informée cette fois-ci de la progression de ce dossier afin d'éviter une autre situation comme celle qu'ils vivent présentement.
Taxe de secteur?
D'autres citoyens ont formulé le souhait de faire payer l'assainissement des eaux par le biais d'une taxe de secteur, afin que seuls les bénéficiaires du service paient la note. Le maire Lemieux a rappelé que cette possibilité avait été étudiée, puis rejetée par le conseil. Il a donné l'exemple d'un secteur dont la valeur foncière représente 14 pour cent de la valeur totale des propriétés à Landrienne.
«Or, la loi municipale m'oblige, si j'adopte une taxe de secteur, à faire payer minimalement 20 pour cent de la valeur du projet à l'ensemble des propriétaires. Ça veut aussi dire que si l'on devait appliquer la même logique en faisant des travaux dans votre secteur, les autres n'assumeraient que 20 pour cent de la facture. Je ne suis pas sûr que vous seriez alors tous gagnants. C'est un pensez-y-bien», a-t-il fait valoir.
Voyez notre autre article portant aussi sur cette séance du conseil municipal: La hausse des dépenses soulève des questions à Landrienne

