Ce dossier fait l'objet de discussions entre les deux parties depuis plusieurs années. Une première entente intervenue en 2004 prévoyait que l'entreprise allait effectuer à ses frais le prolongement du tronçon pour ensuite le céder à la municipalité pour la somme symbolique d'un dollar.
Or, une fois les travaux réalisés, la Ville d'Amos a refusé de prendre possession du bout de rue et de ses infrastructures dans l'état où ils étaient. Des déformations et des fissures importantes sont effectivement apparues sur la chaussée.
«Notre firme d'ingénieurs recommandait que des correctifs importants soient apportés. On a donc entamé des négociations au cours des dernières années pour trouver un terrain d'entente afin d'éviter d'aller devant les tribunaux avec ça», a précisé Guy Nolet, directeur général de la Ville d'Amos.
Provigo paieraLe protocole d'entente n'est toujours pas ratifié, mais il prévoit que la Ville effectuera ou fera effectuer les travaux correctifs requis, mais refilera ensuite la facture à Propriétés Provigo, qui en assumera les coûts jusqu'à un maximum de 345 000 $. L'entreprise défrayera aussi les honoraires professionnels reliés à la préparation des plans et devis ainsi qu'à la surveillance du chantier, ce qui pourrait représenter environ 50 000 $.
Enfin, Propriétés Provigo cèdera une conduite d'égout pluvial permettant d'assurer le drainage du tronçon de rue. Elle accordera la servitude nécessaire à la Ville pour que celle-ci puisse en assurer le maintien, l'entretien, les réparations et le remplacement, le cas échéant.

