Le conseil municipal a en effet adopté, le lundi 16 avril, les règlements nécessaires pour modifier le zonage et le plan d'urbanisme afin de permettre ce développement à la demande du promoteur Clément Houle et de la société immobilière C2V3. Deux séances de consultation ont été préalablement tenues (19 mars et 12 avril), au cours desquelles une quarantaine de citoyens a pu s'exprimer.
L'opposition était vive, surtout des résidants du Domaine Bellevue. Ces voisins du nouveau développement craignent une dépréciation de leurs propriétés. Une pétition de 102 noms s'opposant au projet a été remise au conseil, le jeudi 12 avril. Étrangement, les opposants étaient absents lundi soir.
Décision difficile
Le maire Ulrick Chérubin a admis après l'adoption des règlements qu'il s'agissait d'un dossier difficile à trancher pour le conseil, qui était d'ailleurs divisé sur la question en caucus. Il semble toutefois que les dissidents se soient ralliés, puisqu'aucun conseiller n'a demandé le vote. Ils étaient tous présents à la séance.
«Ce projet vient combler des besoins importants au niveau résidentiel à Amos. D'après les informations que nous détenons, ce développement ne devrait pas causer de problèmes de dépréciation des maisons du secteur, malgré ce que pensent certains citoyens. On nous dit que c'est le marché qui détermine la valeur des propriétés», a souligné M. Chérubin.
Développement économique et démographique
Ce dernier a tenu à rappeler que le promoteur s'engageait à faire les choses correctement et en harmonie avec les autres résidences du secteur. «On ne prend pas une décision pour ou contre un promoteur. On pense que ce projet peut aider la Ville dans son développement économique et démographique. On espère que l'avenir va nous donner raison», a-t-il précisé.
En entrevue, le maire a précisé que le quartier de maisons unimodulaires sera derrière une zone tampon et qu'il ne devrait pas faire partie de la même unité d'évaluation que les résidences du Domaine Bellevue. Il a aussi insisté sur le fait que le conseil n'avait pas l'intention de permettre d'autres développements de cette nature ailleurs que dans les deux sites actuellement retenus (l'autre étant le parc existant qui est en processus d'agrandissement depuis l'an dernier).
«J'espère maintenant que les deux projets vont continuer à évoluer parallèlement et dans la bonne direction», a-t-il souhaité.
Voyez nos articles précédents sur le sujet:
Des citoyens ne veulent pas de maisons unimodulaires dans le Domaine BelleVie
BelleVie: Opposition vive contre les maisons unimodulaires
Domaine BelleVie: la première phase est lancée
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