Même si les gens ignorent les futurs candidats pour le comté et ne peuvent donc pas apprendre à les connaître, cette situation ne nuirait pas, selon André Lévesque, président du conseil exécutif du PQ en Abitibi-Est.
«Quand on ne connaît pas notre adversaire, c’est difficile de se préparer à l’affronter. Comme le gouvernement a l’avantage et le contrôle sur le déclenchement des élections, le peu de choses que nous pouvons contrôler, on le fait. C’est notre avantage», estime M. Lévesque.
Du côté de la CAQ, on use aussi de cette stratégie. «On préfère attendre», indique Sébastien D’Astous, le seul candidat annoncé de ce parti, dans la circonscription d’Abitibi-Ouest.
Bientôt annoncésPour les deux principaux partis adversaires du Parti libéral du Québec, des annonces arriveront sous peu. «Dans les prochaines semaines, on va annoncer les candidats de tous les autres comtés de la région», assure M. D’Astous.
«Nous avons des gens en réflexion. On annoncera le candidat ou la candidate du PQ d’ici la mi-août. L’investiture se déroulera peu de temps avant la campagne électorale», précise M. Lévesque.
Corbeil en mode travailPour le député libéral Pierre Corbeil, il s’agit seulement de rumeurs d’élections.
«Mon mandat se poursuit et les élections se tiendront d’ici les prochains 15 mois, d’ici novembre 2013. Ma priorité est de livrer mes dossiers et de développer le comté et la région», souligne-t-il.
De connaître ou non les autres candidats ne l’intimide pas. «Ma décision de me représenter, annonce faite en février, n’a pas été prise en fonction des autres candidats. Moi, en ce moment, je ne suis pas en mode stratégie comme eux, mais en mode travail», conclut M. Corbeil.

