Découvrez la fascinante histoire de Lemay-Cola

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Martin Guindon
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Jusqu’au 15 octobre prochain, la population de l’Abitibi-Témiscamingue est invitée à découvrir ou revivre l’épopée de l’entreprise de production et d’embouteillage de boisson gazeuse Lemay-Cola par le biais de l’exposition Un Lemay-Cola s.v.p.! au Centre d’archives d’Amos.

L’usine de Lemay-Cola, dans les locaux qui abritent aujourd’hui le Billard l’AdHoc, à Amos. (Photo: Fonds Studio Morasse/H. Dudemaine)

Fondée par J. Hilarion Lemay en 1936 à Landrienne, cette entreprise a opéré jusqu’en 1958, année où elle fut vendue à Conrad Paquette. Lemay-Cola a notamment embouteillé ses recettes originales, dont le Bé-Bé Cola et l’Abitibi Dry Ginger Ale, et momentanément du Pepsi-Cola.

Présentée par la Société d’histoire d’Amos, cette exposition pour le moins fascinante a été créée et produite par Intérieurs Lise Benoit. On y retrouve plusieurs photographies accompagnées de textes racontant la riche histoire de cette entreprise manufacturière, de nombreuses découpures de journaux de l’époque, des témoignages et des artéfacts pour le moins surprenants, dont des recettes originales et une bouteille qui contient toujours de la boisson gazeuse!

«C’est une idée que j’ai eu il y a déjà trois ans, mais que je n’ai jamais eue le temps de mener à terme. C’est pour ça qu’on a finalement confié le mandat à Lise Benoit. Pour nous, c’est une belle occasion de montrer une entreprise originale, une belle créativité et de faire connaître un homme d’affaires qui a connu du succès. Ça met en valeur des archives d’entreprises, ce dont nous avons peu. Ça va peut-être donner des idées à d’autres entreprises», confie Pierrette Blais, directrice du Centre d’archives d’Amos.

De Landrienne à Amos

Originaire de Lotbinière, J. Hilarion Lemay a fondé et opéré un magasin général à Landrienne en 1917. En 1936, il a mis sur pied une usine de boisson gazeuse. À l’époque, Hector Authier voulait qu’il l’implante à Amos, mais il avait refusé en raison de la mauvaise qualité de l’eau. Il faut se rappeler qu’à l’époque, Amos puisait son eau dans la rivière Harricana.

En 1941, il déménagera sa production dans une toute nouvelle usine construite là où l’on retrouve aujourd’hui le Billard l’AdHoc, sur la 1re Avenue Est. À la même époque, il produisait aussi l’eau de javel Nordic. Ses trois fils, Louis-Charles, Alain et Adalbert ont travaillé pour l’entreprise. Sa fille, Jeanne-D’Arc, une religieuse de la communauté des Sœurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge à Amos, est la seule survivante aujourd’hui. Pour la petite histoire, Marc Lemay, qui était jusqu’à tout récemment député fédéral, est le fils d’Alain et petit-fils de J. Hilarion.

Le chinchilla

Toutefois, les choses ont mal tourné pour l’entreprise dans les années 50. M. Lemay s’est lancé dans l’élevage de chinchilla pour sa fourrure en 1949, là où l’on retrouve aujourd’hui la Papeterie Commerciale. Les difficultés rencontrées par ce projet d’affaires, qui s’est clôt en 1959, et la compétition toujours plus féroce des grands embouteilleurs nationaux a obligé l’homme d’affaires à se départir de Lemay-Cola en 1958.

On peut visiter l’exposition du lundi au samedi, de 13h à 16h30, et du mardi au vendredi, de 18h30 à 21h.

Organisations: Société d’histoire d’Amos, Centre d’archives d’Amos, Nordic

Lieux géographiques: Landrienne, Amos

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