La Ville de Malartic, en partenariat avec la Corporation minière Osisko, a inauguré six œuvres d’art publiques, le 1er octobre, dans le cadre des Journées de la culture. Une centaine de personnes ont marché sur la rue de la Paix pour découvrir les créations.
Chacune à leur façon, elles relatent l’histoire de Malartic sous les thèmes de la famille, du grand déménagement, de la mine, des institutions et de l’expansion. Elles font partie du trajet du Parc linéaire prévu prochainement.
L’œuvre Joyau d’une valeur inestimable, de Diane Auger, s’inscrit dans la thématique Famille. «J’ai eu la chance de grandir dans une famille extraordinaire. Cette entité occupe une grande place dans ma vie. Je suis mère de deux enfants, de 32 ans et 26 ans, et j’ai trois petits-enfants», a mentionné l’artiste, dans le domaine des arts visuels depuis plus de 30 ans.
Le parcours d’une vie
Dans son œuvre, de forme totémique, Mme Auger a relaté le parcours de personnages en relations intergénérationnelles. «Quand on débarque sur terre, une famille nous accueille, représentée par l’outarde, les bras ouverts», a imagé celle qui possède un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval.
Aussi, l’enfant sur les épaules du père symbolise le jeu, la transmission des valeurs se traduit par la mère et le livre lu aux enfants, les chiens et les chats représentent l’amitié fidèle et la guitare s’harmonise avec les rassemblements familiaux.
D’autres œuvres inaugurées
Par ailleurs, la Ville de Malartic a procédé à l’inauguration de d’autres œuvres, en plus de celle de la reproduction du chevalement de la East Malartic. Tout d’abord, Le grand déménagement, de Jacques Baril d’Abitibi-Ouest. On y trouve deux cylindres imbriqués, pour la disparition et la naissance d’un monde.
Ensuite, Jim Couture, de La Morandière, s’est inspiré du monde minier pour créer La Batée. Pour leur part, Christian Leduc, de Rouyn-Noranda, et Patrick Bernèche, d’Angliers, ont opté pour les institutions, avec des photographies des anciens bâtiments démolis par Osisko, et des photos des constructions neuves.
Carrefour giratoire
Outre les œuvres devant le mur vert cachant la mine à ciel ouvert, deux autres ont été inaugurées: la Forêt d’An-temps, de la malarticoise Danielle Boutin Turgeon, et Expansion, de Carole Wagner, qui a vécu à Rouyn-Noranda.
Celle de cette dernière se situe au centre du carrefour giratoire. Elle met en lumière le dynamisme de la municipalité. Les arbres représentent la famille et la collectivité, les roues évoquent le monde minier et le mouvement de la ville et la base démontre l’histoire géologique, entre autres.
