Il s’agit de sa première exposition, composée d’une trentaine de clichés. Mais sa passion remonte à 1979. «J’ai fait des cours de photographie et appris à développer en chambre noire. J’ai laissé cela sur la glace le temps de faire ma petite famille», explique la mère de deux garçons aujourd’hui âgés de 30 ans et 25 ans.
Le déclic pour pratiquer à nouveau cet art a eu lieu il y a trois ans. «Quand les cellulaires avec un appareil photo sont apparus, je me suis mise à poser beaucoup, dont un papillon tigré du Canada. J’étais tellement contente. Mon chum a décidé de m’acheter une caméra numérique. Il n’y a pas d’âge pour vivre une passion», estime la Malarticoise.
La nature
Pour la première exposition de Guylaine Gilbert, la nature prend toute la place. «Me retrouver dans le bois représente un temps de détente. C’est comme mon petit moment de spa», illustre cette grand-maman d’une petite-fille d’un an et d’un garçon de quatre ans.
Avec ce passe-temps, la photographe ne pensait pas exposer ses clichés un jour. «Des gens ont vu mes photos et m’ont dit qu’elles étaient belles. J’ai participé à la photo du jour TVA et j’ai remporté. Tout cela m’a donné un erre d'aller.»
S’exposer
Pour Mme Gilbert, l’exposition est un moment stressant. «Tu t’ouvres aux gens et tu ne sais pas comment ils vont réagir. Mais j’ai reçu tellement de commentaires positifs. Ça me donne envie de continuer.»
L’artiste aura d’ailleurs cette occasion, puisqu’elle compte probablement se joindre à un regroupement d’artistes de l’Abitibi-Témiscamingue. «Il s’agirait d’une autre étape pour moi. On paie tant par année et on expose à différents endroits de la région. Je vais probablement aller vers cela, car je ne veux pas arrêter après seulement une exposition», conclut Guylaine Gilbert.

