«Le violon demeure un instrument difficile. Pour garder captifs les élèves, ils apprennent un répertoire, ils jouent dans différents événements durant l’année où ils amassent des sous, et on part en voyage ensemble», raconte l’une des professeures, Louise Arpin.
Elle et sa collègue, Ginette Robert, ont donc pris violons et archets et ont décollé vers Vancouver, accompagnées de 12 élèves de l’Ensemble Allegro de Val-d’Or. «Il s’agit de notre quatrième voyage. Nous sommes allés la première année au Festival de Lanaudière, ensuite au Concours international de violon à Montréal, l’an dernier on a fait un camp musical à Barraute, et on aimerait retourner à Montréal», indique Mme Arpin.
Au-delà du violonPour partir en voyage du 15 au 21 juillet, le groupe s’est bien sûr inspiré de la musique, une belle façon de pratiquer et d’amasser des sous.
«Nous avons fait une vente de garage musicale, emballé l’épicerie tout en jouant du violon, en plus d’avoir participé au Festival Harricana et à un souper-concert, énumère l’enseignante.
«C’est un projet très rassembleur pour toutes les étapes. Il soude les élèves. On devient comme une famille, on s’entraide. Cela va au-delà de l’enseignement du violon. Au niveau humain, c’est l’enseignement de la vie», estime Louise Arpin.
L’Ouest canadienL’Ensemble Allegro a traversé le Canada en avion jusqu’au Sabir Sisters Summer Music Camp.
«Nous avons appris à jouer de la musique folk, écossaise, irlandaise, et à développer notre oreille. C’est un travail de toute une vie, croit la professeure. Les élèves ont appris à se faire confiance, à attraper les notes et à en laisser tomber, sans lâcher la mélodie même s’ils ne la connaissaient pas au complet.»
«Le voyage va au-delà de l’enseignement du violon. Au niveau humain, c’est l’enseignement de la vie» - - Louise Arpin
Selon Mme Arpin, ce voyage aura des impacts. «On revient la tête pleine d’idées et de musique. Je vais voir les bienfaits du camp dès notre retour en septembre. Une élève est revenue avec 11 chansons en tête. Elles (puisqu’il n’y a que des filles) sont surexcitées. Elles surfent encore sur la vague», illustre-t-elle.
Probablement une vague de l’océan Pacifique, puisque le groupe, dont la plus jeune a 8 ans et la plus âgée plus de 65 ans, s’est trempé les pieds dedans, un détour incontournable lors d’un voyage à Vancouver.

