Pour cette troisième exposition en carrière, l'artiste autodidacte propose son interprétation visuelle des 12 signes du zodiaque. Au cours de l'été, elle a réalisé 25 tableaux, soit deux portant sur chaque signe et un dernier qui les regroupe tous.
«J'aime ce qui est spirituel, ésotérique et ce qui est hors norme. J'aime les symboles dans l'astrologie. J'aime aussi l'art fantastique. Je suis fan du travail de l'artiste Luis Royo. C'est un des grands que j'admire», confie l'Amossoise, que nous avons rencontrée à son vernissage, le 23 octobre.
Son interprétation
Caroline Lacoursière présente donc son interprétation bien personnelle de chacun des signes, tout en respectant les différentes symboliques du zodiaque.
«J'aurais très bien pu faire trois ou quatre tableaux pour chacun, tellement j'avais des idées. J'ai lu sur chaque signe pour m'inspirer. J'ai conservé des éléments de la symbolique de chacun des signes pour que les gens s'y retrouvent, mais je les traite à ma manière, à partir de mon imaginaire», souligne celle qui ne croit pas aux prévisions astrologiques hebdomadaires, mais plutôt aux traits de personnalité attribués aux porteurs de chaque signe.
Se mettre en danger
Le médium de prédilection de Caroline Lacoursière est le dessin au fusain, au pastel sec et à la sanguine. On lui doit notamment la murale de la salle à dîner du Centre de formation Le Macadam, à Amos, qu'elle a réalisée en 1999. Mais pour cette production, elle s'est mise en danger, s'aventurant dans la peinture à l'acrylique.
«J'adore dessiner et peindre. Ça fait partie de moi. J'ai arrêté depuis quelque temps et ça me manque» - Caroline Lacoursière
«C'est ma première fois. C'est pour ça que je suis un peu nerveuse aujourd'hui. Dans l'exposition, il y a un dessin au fusain et un autre au pastel sec, mais tous les autres sont des peintures à l'acrylique. Et j'ai adoré ça. Je vais en refaire», assure celle qui se passionne pour le dessin depuis sa plus tendre enfance.
La sclérose en plaques
Caroline Lacoursière conjugue également avec une autre difficulté, dans la pratique de son art, elle qui a reçu un diagnostic de sclérose en plaques en 2000.
«C'est sûr que ça me nuit énormément dans mon travail. Si j'étais en pleine santé, j'en ferais jour et nuit! Je ressens surtout de la fatigue et mes mains tremblent. Mais je suis chanceuse, je réussis quand même à dessiner et à peindre. Je profite de quatre ou cinq heures de répit dans la journée. La maladie affecte plus mon rythme de production. J'adore dessiner et peindre. Ça fait partie de moi. J'ai arrêté depuis quelque temps et ça me manque. J'ai vraiment hâte de m'y remettre», souligne celle qui dit peindre justement pour démontrer qu'on peut se réaliser même avec une maladie ou un handicap.

