«C’est le récit de mon vécu comme enseignante, de septembre à décembre. J’amène le lecteur dans ma classe avec mes élèves. Il connaît mes plus forts, mes plus faibles. Certains lecteurs m’ont dit qu’ils avaient l’impression d’enseigner avec moi», se réjouit l’auteure, retraitée de l’enseignement depuis 2006.
Au début du livre, l’enseignante prépare son année scolaire et assiste à des rencontres. Ensuite, les élèves arrivent, elle les présente et raconte des anecdotes véridiques. «Comme la fois où un petit garçon, en récréation, m’a vue par la fenêtre et m’a crié je t’aime, dans un élan d’amour. Les enfants sont tellement spontanés, souligne l’auteure. On retrouve aussi des anecdotes sur les adultes, comme des papas qui sont venus faire le Père Noël chez moi», rigole l’ex-enseignante durant 20 ans en 3e année du primaire et 9 ans à la maternelle.
Le décrochage scolaireEn plus de démystifier le métier d’enseignant pour les parents, Mme Migneault-Paquin a visé un autre but lors de l’écriture de ce livre.
«Montrer que le décrochage scolaire commence bien avant le secondaire. Je pouvais cibler les élèves à risque de décrocher, même au primaire. Ils ne sont pas capables de suivre les autres. Ils s’en rendent compte, et ça joue sur leur bonheur et leur estime de soi», se désole celle qui a enseigné à l’école Saint-Joseph et à Notre-Dame-de-Fatima de Val-d’Or.
Terminer l’année?Comme ce premier livre se termine en milieu d’année scolaire, l’auteure désire en sortir un autre pour boucler la boucle. «J’aimerais terminer l’année. Dans une classe, il se passe tellement de choses dans une journée, je pourrais en raconter d’autres», estime Marie Migneault-Paquin.
Cette dernière a d’ailleurs eu toute une surprise lors du lancement de Il était une fois une enseignante, le 4 novembre dernier. «Des mamans de mes anciens élèves, maintenant étudiants au cégep ou à l’université, m’ont demandé de dédicacer le livre. Elles leur offriront en cadeau», conclut l’auteure.

