Même si le roman sort tout juste des presses, le manuscrit a déjà trouvé grâce l’an dernier en permettant à son auteur de remporter le prestigieux Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue au Salon du livre et, plus récemment, le Prix Jeanne-Lalancette-Bigué, pour l’artiste s’étant le plus démarqué.
«Presque rien n’a changé dans le texte, sauf quelques mots, tournures de phrases et le titre. L’Histoire d’Antoine est devenue Le Bonheur d’Antoine, une suggestion de l’éditeur (les Éditions de la paix)», mentionne l’auteur.
M. Laroche l’avoue lui-même, l’écriture de ce roman l’a sorti de sa zone de confort. «J’écris habituellement 12 000 mots pour les 9-12 ans. Avec ce roman, j’ai écrit 25 000 mots, s’exclame-t-il. Avec mon étincelle de départ, je savais que le projet serait plus gros. Je suis allé dans ce sens et je me suis laissé guider par mes personnages.»
L’histoire
Dans son plus récent roman, Stéphane Laroche raconte l’histoire d’Antoine, un adolescent influençable de 15 ans tiraillé entre deux univers. D’un côté, le gang de rue auquel il s’est attaché, de l’autre, les personnes âgées remplies de sagesse rencontrées lors de ses travaux communautaires.
«Il est en quête d’identité. L’adolescence demeure un moment important, où nos décisions influencent le reste de notre vie. Antoine va essayer de s’en sortir avec les conseils de chacun, à travers des réflexions», souligne l’auteur.
Ce dernier a aussi voulu rejoindre le public adulte dans ses propos. «J’ai vieilli Antoine de 30 ans. Le roman débute alors qu’il est âgé de 46 ans, le 27 mars 2012. Il croise un jeune amoché et se reconnaît à travers lui. Il lui racontera alors sa propre histoire pour aider l’adolescent. Un chapitre sur deux se déroule en 2012 et l’autre en 1982, quand Antoine avait 15 ans», relate M. Laroche.
Son rêve se poursuit
Depuis 2008, l’écrivain valdorien a publié Le Sourire d’Èva(2008), L’Habit ne fait pas le clown (2010), La Casquette de Simon(2011) et Le Bonheur d’Antoine(2012).
«Mon aventure continue avec ce livre. C’est un grand bonheur de le tenir enfin dans mes mains et de poursuivre mon rêve. Je suis reconnaissant de ce qui m’arrive et je vais encore mettre tout mon cœur et ma passion dans l’écriture», assure Stéphane Laroche.
Ce dernier travaille d’ailleurs déjà, depuis l’été dernier, sur un prochain livre, cette fois destiné aux adolescentes. «Je pense encore écrire pour les adolescents. Quand j’écris, j’y vais au feeling et à l’inspiration. Le roman avec des enjeux féminins s’adressera aux adolescentes, mais il est loin d’être prêt. J’ai aussi eu une étincelle pour un roman pour adultes», raconte M. Laroche.
L’important pour lui reste le plaisir d’écrire. «Je m’amuse à écrire des histoires inventées, mais pleines de réalisme et avec des valeurs humaines. Ainsi, les gens se reconnaissent et voient des ressemblances avec notre monde. Mais mon but premier demeure de divertir les gens. Qu’ils passent un bon moment de lecture», espère l’auteur.
Le Salon du livre
Outre son lancement le 28 mars, Stéphane Laroche se trouvera au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue, du 24 au 27 mai 2012 à Rouyn-Noranda, et à celui de Québec avant.
«J’adore écrire, mais je suis content de publier. Quand mon livre paraît, j’ai besoin de l’accompagner dans sa vie, dans les salons du livre, les écoles, les clubs de lecture. J’invite les écoles secondaires à me contacter pour aller présenter mon dernier», conclut M. Laroche.

