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L’École Sens et Danses: une histoire de famille depuis 10 ans

À l’École Sens et Danses, petits et grands dansent ensemble lors des spectacles. (Photo: gracieuseté)

À l’École Sens et Danses, petits et grands dansent ensemble lors des spectacles. (Photo: gracieuseté)

Myriam Grenier
Publié le 25 Mai 2012
Publié le 25 Mai 2012
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L’École Sens et Danses de Val-d’Or soulignera ses 10 ans d’existence, le 26 mai à 19h au Théâtre Télébec. Une histoire de famille, d’ouverture sur le monde, le tout exprimé par des danses gitanes de la Russie, la Turquie, l’Inde, le baladi, des danses africaines, et bien plus.

Sujets :
École Sens , Europe , Montréal

Cette école a débuté très humblement. «J’adorais la danse orientale. Jeune adulte, j’ai expérimenté le folklore des pays du monde et j’ai beaucoup voyagé, en Europe, au Moyen-Orient. J’ai donc décidé d’apprendre et j’ai organisé des ateliers intensifs donnés par une professeure de Montréal», se souvient Suzanne Garceau, cofondatrice de l’École Sens et Danses.

Après plusieurs formations et ateliers, deux passionnées décident de fonder l’école, en 2003. «Guylaine Rompré et moi on donnait les cours ensemble au début. Comme tout a grossi, nous avons continué, mais séparément, mentionne Mme Garceau. La première année, nous avions trois élèves, l’année suivante 17 et depuis la troisième, nous avons une cinquantaine d’élèves annuellement.»

Une histoire de famille

Pour Suzanne Garceau, son école se distingue des autres de la région. «Dans nos spectacles, on implique les enfants dans les danses des adultes. C’est une histoire de famille, où l’on voit des mères et des filles, même des petits-enfants danser ensemble. Cette année, j’ai même un père, sa conjointe et leurs deux filles», raconte-t-elle.

Cette façon de faire représente tout à fait la façon de vivre des gitans, dont l’école s’inspire pour les danses. «Dans le spectacle du 10e anniversaire, on reproduit une fête gitane, où les spectateurs participent aussi. C’est très festif et coloré», estime Mme Garceau.

L’école se distingue aussi par son accessibilité pour les femmes, selon la cofondatrice. «Plusieurs femmes nous disent ne pas trouver leur place dans les autres écoles, plus destinées aux enfants ou aux adolescents. Par nos danses du monde, elles arrivent à exprimer leur féminité et redécouvrir leur corps. Elles bougent avec grâce, souligne Suzanne Garceau. Nous avons même des travailleuses de métiers non traditionnels, comme des géologues, qui viennent pour retrouver leur côté féminin.»

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