La première à avoir foulé les planches de la scène en béton, construite par la Ville de Val-d’Or, Claudine Mercier, avait attiré environ 900 personnes. Bien en deçà des quelque milliers de personnes aujourd’hui pour chaque soirée gala.
«J’étais assis et je trouvais ça extraordinaire de voir ces gens. C’était magnifique. Avec le temps, le festival s’est drôlement développé. Aujourd’hui, il reçoit entre 25 000 et 30 000 personnes, estime Robert Migué, l’un des fondateurs de l’événement et impliqué jusqu’au début des années 2000.
«En 1997, il n’y avait pas d’activités culturelles à Val-d’Or. Après avoir organisé les Showbizz, des spectacles en plein air avec des élèves du secondaire, je cherchais quelque chose pour rassembler les gens. L’humour rallie le monde. J’ai réuni des connaissances et chacun avait son comité. Il y avait Michel Leduc (toujours impliqué), Yves Marcotte et Daniel Asselin, entre autres», se souvient Robert Migué, directeur du Service culturel depuis 2001.
La Cité de l’Or s’impose
Afin d’accueillir une foule imposante, le site de la Cité de l’Or s’est imposé dès le début. «La Ville a fait une scène en béton plus petite que la scène actuelle et il n’y avait pas de toit, mais seulement les spots au-dessus des artistes», indique M. Migué.
Dès la deuxième ou troisième année, le festival s’est doté d’un chapiteau pour protéger les artistes et le matériel en cas de pluie, et de deux écrans pour offrir un meilleur visuel aux gens assis derrière. «Avant, le site était en sable, le terrain n’était pas gazonné et la poussière levait quand il ventait. Les artistes en avaient même dans la bouche, rigole Robert Migué. Quand il pleuvait, le premier palier se remplissait d’eau. On a ajouté du gravier, on a semé afin que l’eau s’en aille sous le gazon.»
Les gens embarquent
Même si la foule était modeste en 1998, les gens ont embarqué rapidement dans l’événement. «On offrait trois soirées. Les spectacles en salle sont venus plus tard, avec le Concours de la relève (le 10e cette année), et l’improvisation, des idées apportées par Jacques Ladouceur lorsqu’il était président», mentionne M. Migué.
Les gens attendaient tellement l’événement qu’une pénurie est survenue. «Au bout de la 3e année, les gens me demandaient où se procurer des chaises de parterre. Je leur répondais: bien au magasin. J’ai alors réalisé qu’une semaine avant le festival, les gens se précipitaient pour s’en procurer. Il y avait une rupture de stock!», n’en revient pas le fondateur.
Au fil des ans, les gens ont vite pris leurs aises au festival. «Cela m’impressionne toujours de voir comment les gens sont équipés en cas de pluie. On a souvent été chanceux plusieurs années, mais à Louis-José Houde, la pluie tombait en trombe. Il n’en revenait pas de voir les gens l’écouter malgré la température, se souvient Robert Migué. Le Festival d’Humour a vraiment été une belle aventure pour moi.»
Le Festival d’Humour se tiendra du 3 au 8 juillet. Pour la programmation.

