Selon le projet sur la table, la société d’État maintiendrait sa présence à Quévillon par le biais d’une agence, installée dans un dépanneur ou une épicerie. Cette proposition ne plait pas du tout au regroupement Gens d’affaires L.s.Q., qui invite la population à dénoncer publiquement cette fermeture.
«Pour nous, une telle fermeture veut dire plein d’impacts négatifs, à commencer par la perte de trois emplois, précise Anik Racicot, présidente de Gens d’affaires L.s.Q. Ça veut aussi dire une diminution de l’offre et de la qualité du service et des produits. Si les gens ne retrouvent plus ce qu’ils veulent ici, c’est un item de plus qu’ils ajouteront à leur liste de biens à acheter à l’extérieur, donc une perte pour l’économie locale.»
Message ambigu
La présidente reconnaît que la SAQ ne constitue pas un service essentiel, mais une succursale demeure un atout dans la gamme de services dont une ville dispose pour être attirante pour la population. Au-delà de ce facteur, Mme Racicot croit que cette annonce lance un bien drôle de message au moment même où Lebel-sur-Quévillon attend sa relance imminente.
«C’est très ambigu comme message. On s’efforce depuis 2005 de garder l’optimisme dans la municipalité et de continuer à croire à la relance. Alors qu’on semble près du but, cette nouvelle tombe. C’est assez étrange et ça semble vouloir nous dire qu’il n’y aura pas de place pour Lebel-sur-Quévillon dans le Plan Nord», affirme Anik Racicot.
Page Facebook
Pour tenter de faire changer la décision, Gens d’affaires L.s.Q. demande à la population de signifier son désaccord en s’adressant directement à la SAQ, de toutes les façons possibles (courriels, courrier, téléphone, télécopieur). Il est aussi possible de le faire via la page Facebook de l’organisme.
Gens d’affaires L.s.Q. adressera ensuite une résolution à la société d’État pour l’inviter à revoir sa décision.

