«Depuis l'âge de 6 ans, je sais que je veux avoir ma propre entreprise plus tard. Alors je trouve ça le fun cette année, parce que je veux justement apprendre ce que c'est que d'être un entrepreneur», confie d'entrée de jeu celui qui possédait déjà à 7 ans son petit magasin dans le sous-sol familial pour vendre des friandises à ses voisins.
Inspiré par ce qu'il a vu à New York en faisant une recherche internet sur Google, Antony a eu l'idée cette année de vendre des friandises glacées avec un vélo réfrigéré. Un projet certes ambitieux, qu'il ne pouvait réaliser seul, bien qu'il ait accumulé des économies importantes en travaillant comme livreur de circulaires et comme déneigeur aux Jardins du Patrimoine.
Pour qu'Amos se démarque
«Je voulais que la ville se démarque avec mon projet, en proposant quelque chose de particulier. Je suis donc allé au CLD Abitibi avec mon projet. Ils m'ont aidé à le monter. Ils ont acheté l'équipement, qu'ils me louent pour l'été», explique Antony Rouillard.
C'est toutefois lui qui gère son entreprise. Il a dû faire ses demandes de permis à la Ville d'Amos et au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. Il fait ses commandes, gère son inventaire et décide son propre horaire. Depuis le 29 juin, il pédale pour vendre ses friandises glacées du mercredi au dimanche, de 13h à 21h, dans les rues, dans les parcs et lors d'événements spéciaux comme l'Expo Rotary et H2O Le Festival.
«La seule chose que je trouve plate, c'est que Nestlé n'a pas voulu me donner ses prix. Ils ne m'ont pas pris au sérieux parce que j'ai 14 ans», se désole Antony Rouillard.
Un coup de pouce important
Le jeune entrepreneur a donc reçu l'aide au CLD pour faire son plan d'affaires. Il a aussi eu tout un coup de pouce du fonds Plonge… vis tes passions!, qui vise à promouvoir l’entrepreneuriat auprès des jeunes de moins de 35 ans sur son territoire.
«On a acheté le vélo et on lui loue en vertu d'une entente exclusive pour les deux prochaines années. Il est lettré Plonge… vis tes passions!, ce qui nous offre une excellente visibilité. Puis, nous pourrons l'utiliser pour initier d'autres jeunes à l'entrepreneuriat par la suite», explique Joanne Breton, coordonnatrice de la table en développement de la culture entrepreneuriale de la MRC d’Abitibi.
«C'est impressionnant de voir un jeune de 14 ans arriver et nous dire qu'il veut lancer une entreprise et rêve de devenir un entrepreneur. On en veut d'autres comme lui!», souligne Mme Breton.

