C’est ce qui ressort du rapport statistique annuel compilé par le Service de l’urbanisme de la Ville d’Amos et rendu public le 7 février. On y apprend que 819 permis ont été délivrés pour des travaux estimés à 21 511 848 $.
Il s’agit d’une baisse de 27,6 pour cent sur les 29,7 M $ de 2009, qui constituait une année record. Il faut toutefois préciser que cette année-là a vu l’émission de permis totalisant 8,4 M $ pour la construction des Jardins du Patrimoine. Un permis pour des travaux de 5,5 M $ avait aussi été octroyé en 2009 pour l’agrandissement de Belgh Brasse qui n’a jamais eu lieu.
Avec sa création nette de 24 nouvelles unités de logement (38 créées, 14 annulées), il s’agit aussi de la deuxième meilleure année en dix ans à ce chapitre.
Vive le résidentiel!
C’est encore le secteur résidentiel qui a été le plus actif en 2010, puisque 10,2 M $ y ont été investis. Il s’est notamment ajouté 32 nouvelles maisons au parc immobilier amossois. Comme nous le rapportions déjà en juillet, il s’agit de la meilleure année en 20 ans. Il s’était construit 50 nouvelles maisons en 1990. Toutefois, l’effet Jardins du Patrimoine fait en sorte qu’il s’est investi 39,5 pour cent moins d’argent dans ce secteur qu’en 2009.
Le secteur qui a connu la plus forte croissance est l’institutionnel, où les investissements ont crû de 99,1 pour cent pour atteindre près de 8,3 M $. Cette performance est attribuable aux constructions du nouveau foyer de l’Arche d’Amos et des nouveaux bureaux du ministère des Transports. Il faut remonter à 1996 pour voir une meilleure année.
Regain du commercial
Le secteur commercial a repris un peu du poil de la bête, avec une augmentation de ses investissements de l’ordre de 10 pour cent, pour atteindre près de 2,4 M $ en 2010. On est toutefois loin de la moyenne de 3,9 M $ des quatre années précédentes.
Le secteur industriel a aussi connu un certain regain, avec des investissements de 650 600 $. C’est beaucoup moins que les 6,5 M $ de l’an dernier (dont le fameux 5,5 M $ de Belgh Brasse), mais c’est au-dessus de la moyenne de 450 000 $ des trois années précédentes.

