La décision qui a le plus de conséquences est celle touchant le fonds. Comme son financement est assuré par une quote-part de 0,01 $ du 100 $ d'évaluation foncière uniformisée, la Ville d'Amos y verse plus de la moitié du budget.
Ce fonds a été créé en 2008, dans le cadre du plan de développement touristique 2008-2012 de la MRC Abitibi. En quatre ans, il a injecté 478 367 $ dans des projets de développement et de consolidation sur le territoire.
À sa séance régulière du 15 août, le conseil municipal a résolu de ne pas renouveler l'entente quand elle prendra fin, le 31 décembre 2012, alléguant qu'après analyse et considération, elle n'avait pas atteint les résultats attendus.
Surpris et déçu
Toutefois, ce n'est que tout récemment que la MRC Abitibi a été informée de cette décision. Et le préfet Jacques Riopel n'a pas caché sa surprise et sa déception.
«On avoue ne pas trop comprendre la décision de la Ville. On aurait préféré qu'ils attendent l'étude sur les retombées économiques des quatre premières années du plan, que le CLD Abitibi est en train de préparer. Nous, on croit que le milieu amossois a largement profité du fonds et qu'il a sa raison d'être», déplore-t-il.
La Ville veut renégocier
Mais le conseiller municipal responsable du dossier économique, Éric Mathieu, assure que cette décision n'annonce pas un retrait complet de la Ville dans le financement du développement touristique sur le territoire de la MRC Abitibi.
«On a simplement voulu aviser la MRC plus d'un an à l'avance de notre intention de ne pas renouveler l'entente. On ne veut plus contribuer au fonds dans sa forme actuelle. Mais on est ouvert à trouver une formule qui fasse davantage l'affaire de toutes les parties. Il serait tout à fait inapproprié, selon moi, de tout laisser tomber, alors qu'on est sur une bonne lancée. On veut juste réviser l'entente», affirme Éric Mathieu.
Programme aboli
Dans la même foulée, la Ville a décidé de mettre fin à son programme d'aide financière à la promotion des attraits et événements touristiques, d'abord mis sur pied pour cinq ans en 2001. Celui-ci faisait suite à un engagement pris par la Ville lors d'un colloque régional et visait à aider les promoteurs touristiques à développer des outils promotionnels.
«Là encore, après dix ans, on estime qu'il est temps de revoir ce programme à la satisfaction de toutes les parties», précise M. Mathieu.
Le président du CLD Abitibi, Jules Grondin, et le préfet de la MRC Abitibi, Jacques Riopel, ont fait un plaidoyer en faveur du Fonds de développement touristique le 30 août, lors de la conférence de presse de la Foire du camionneur de Barraute. Le Fonds avait permis à l'organisation de munir leurs gradins de toits et de construire des grandins additionnels. Voyez la vidéo en cliquant sur l'onglet En vidéo, en haut de l'article.

