Le député sortant rappelle d'abord les principaux engagements de son parti en santé. «Dans la mesure où l'Abitibi-Témiscamingue doit vibrer aux mêmes réalités que l'ensemble du Québec, il m'apparaît important de souligner ces engagements qui toucheront les gens d'ici», a-t-il indiqué.
Le Parti québécois propose donc de poursuivre le développement des groupes de médecine familiale, de les doter de professionnels de la santé additionnels, de multiplier les postes de super infirmières et d'élargir le champ d'intervention des pharmaciens afin de faciliter l'accès à un médecin de famille.
Le PQ veut aussi dénoncer la taxe santé telle qu'elle a été instaurée par le gouvernement libéral en 2010, la qualifiant de régressive et inéquitable, puisqu'elle coûte 400 $ à tous, peu importe le revenu. Il propose plutôt de demander aux plus riches de contribuer davantage, visant les contribuables dont le revenu est supérieur à 130 000 $.
Soins à domicile
L'autre cheval de bataille du PQ au niveau national trouvera un écho certain dans la région. Il s'agit de la mise en place d'une stratégie nationale de services et de soins à domicile.
«Quand je parle à mon DG ici du Centre de santé et de services sociaux Les Aurores Boréales, il me dit que sa première demande sera un demi-million de dollars de plus pour les services et les soins à domicile. Avec ce qu'ils osent appeler l'optimisation des soins de santé, les libéraux viennent de couper ce demi-million dans ses budgets», a dénoncé M. Gendron.
Selon lui, le calcul est pourtant simple. Une personne âgée qui attend à l'hôpital coûte environ 200 000 $ par an, alors que celle qui reçoit des soins à domicile coûte plutôt 25 000 $. «Avec cet écart, on pourra appuyer davantage des entreprises d'économie sociale favorisant l'autonomie de ces gens, comme Défi Autonomie et la Maison St-André en Abitibi-Ouest», a-t-il fait valoir.
Desserte ambulancière
François Gendron promet aussi de s'attaquer au problème de la desserte ambulancière, en particulier dans sa circonscription, comme il dit l'avoir fait pour obtenir l'ajout d'une ambulance à Amos en 2010.
«L'Agence régionale de la santé et les paramédics ne présentent pas le même dossier. D'un côté, les ambulanciers nous disent qu'il y a beaucoup de temps de découverture (où il n'y a pas d'ambulance disponible en raison des horaires de faction), et de l'autre, l'Agence nous dit qu'il n'y en a pas tant que ça. Il faut consolider les chiffres, en arriver à une lecture commune pour arriver à s'entendre pour ensuite régler le problème», a affirmé M. Gendron.
Enfin, il s'est engagé à faire aboutir les deux projets de réfection pour lesquels des Plans fonctionnels et techniques ont été déposés au ministère de la Santé. Le premier concerne la réfection du 2e et du 3e étage du CHSLD de Malartic, au coût de 13 M $, et le second, l'agrandissement de l'urgence d'Amos, évalué à 30 M $.

