Le projet, d’une durée d’au moins trois ans, a mijoté dans la tête du directeur de l’école, Yves Marcotte, et celle de Louis Pelletier, fondateur du Projet cœur d’enfant de la Fondation hospitalière de Val-d’Or.
«Les projets d’écriture restent en classe, mais on a eu envie de rendre justice au travail des élèves et des enseignants en présentant la collection Explora’coeurs. On va remettre les 375 livres à la fondation la semaine prochaine. Le 2e don se déroulera l’an prochain. Les livres sont déjà écrits et les dessins sont faits», a mentionné M. Marcotte.
«Nous remettons déjà un jouet aux enfants de 0 à 8 ans, selon leur âge et leur sexe. On va ajouter un livre. Ils vont vraiment l’apprécier. Ça aidera à passer le temps lors de l’hospitalisation, et que ce soit fait par des enfants, c’est encore plus significatif», a pour sa part indiqué Mélanie Élément, responsable du Projet cœur d’enfant.
Donner au suivantCe projet s’inscrit bien dans l’optique de la persévérance scolaire, un cheval de bataille de la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois (CSOB).
«Apprendre à lire demeure le plus important. Quand on lit bien, on apprend mieux. Par ce beau projet, les élèves vont développer à la fois la lecture et l’écriture. Cela prend du cœur et de la détermination et je les en félicite», a assuré Johanne Fournier, directrice générale de la CSOB.
En plus de cet aspect, la mise en place de cette collection de livres vise à donner au suivant. «On sollicite souvent la communauté, mais l’inverse arrive rarement. On a décidé cette fois de lui redonner», a souligné Yves Marcotte.
La collectionPour réaliser les 15 livres différents, toute l’école a participé, soit 300 élèves de la maternelle à la 6e année et une quarantaine de membres du personnel.
On retrouve des dessins, des histoires et des devinettes sur divers thèmes, dont les métiers, les fruits et les planètes. Chaque classe a son histoire et chaque page représente un enfant, par son texte, son dessin ou les deux. La page couverture a été déterminée par un concours.
«J’ai vraiment aimé faire ce projet. C’est pour une bonne cause et on va rendre des enfants heureux», a estimé Sarah Bédard, maintenant en 3e année, mais qui a réalisé son œuvre l’an passé.

