«Des informations étaient venues d’un organisme provincial il y a 15 ans. Il mettait en place les CJS. Nous avions créé un comité local pour ouvrir une coopérative ici. Le comité devait trouver deux animateurs, s’occuper du fiduciaire pour payer les salaires et les soutenir en cas de besoin», s’est rappelé Paul Pratte, directeur général du Carrefour jeunesse-emploi d’Abitibi-Est (CJEAE), qui chapeaute le projet.
Après une année, puis une autre, le CJEAE a renouvelé l’expérience, jusqu’à fêter ses 15 ans d’existence. «Dès le départ, les gens ont embarqué de façon quasi-instantanée», a mentionné M. Pratte.
Les coopérants embarquentMême si au départ, on retrouvait plus de personnes sur le comité organisateur que de coopérants, le projet a reçu de plus en plus de jeunes au fil du temps.
«Le recrutement se faisait dans le réseau scolaire. Aujourd’hui, on rejoint les jeunes par les réseaux sociaux, et le projet a fait boule de neige. Il est connu et les gens nous téléphonent avant le début du recrutement», s’est réjoui le directeur général.
Celui-ci estime importante une expérience comme la CJS. «Les adolescents de 13-14-15 ans veulent travailler, mais souvent les parents disent d’attendre à 16 ans. La CJS devient une expérience intéressante, un travail d’équipe, de solidarité. Chacun développe des talents et les animateurs supervisent le tout», a souligné Paul Pratte.
Ce dernier se souvient d’ailleurs d’une anecdote sur un coopérant. «Le jeune avait comme objectif de récolter 300 $ pour s’acheter un skateboard. Dès qu’il a atteint ce montant, il est parti. Il n’a pas fait tout l’été. Je me suis dit que ça restait un jeune de 13-14 ans», a rigolé le directeur général.
Encore des annéesAvec 15 années derrière la cravate, la CJS de Val-d’Or et celle de Malartic dureront encore, selon Paul Pratte.
«J’ai le sentiment que le concept est bien intégré dans la population. Aussi, avec des animateurs de plus en plus expérimentés (trois années pour l’animateur à Val-d’Or et pour une animatrice à Malartic), la prise en charge est encore mieux. Ils travaillent avec les jeunes à développer des projets», a-t-il estimé.
Services cet étéLes coopérants des deux secteurs attendent les appels des citoyens pour tondre la pelouse, garder les enfants, animer des fêtes, faire du ménage, louer des vélos (Malartic) et bien plus.
Pour rejoindre Opération CJS de Val-d’Or et les environs (Vassan, Val-Senneville, Sullivan): 819-354-6162, par courriel: cjs-vd@hotmail.ca, ou en personne au 1009, 6e Rue, à Val-d’Or (la Maison communautaire Centraide).
Pour CJS Gold Malartic (Rivière-Héva, Cadillac, Dubuisson): 819-856-0089, cjsmalartic@hotmail.com ou en personne à la Maison de la famille. La coopérative possède aussi un groupe Facebook.

