Cette marche animée était organisée par le CALACS-Abitibi afin de souligner la Journée d'action contre la violence sexuelle. «Notre objectif cette année était de dénoncer la banalisation des agressions sexuelles. Il y a peu de victimes qui dénoncent parce qu'elles ont peur, mais aussi en raison de la banalisation qui persiste dans la société», explique Josée Bélisle, porte-parole du CALACS-Abitibi.
Tout au long du trajet qui séparait le point de départ (Imprimerie Harricana) du point d'arrivée (parc de la cathédrale), une porte-parole évoquait les avancées, mais aussi ce qui est encore difficile en 2012 pour les femmes victimes de violence sexuelle.
Selon les messages, les marcheurs et marcheuses étaient invités à adopter une attitude ou une façon de marcher qui venait symboliser un sentiment, une émotion. Par exemple, ils ont dû plier les genoux et avancer péniblement pour évoquer ce que doivent vivre les femmes victimes de violence sexuelle.
Espoir et silence
Une fois au parc de la cathédrale, les participants ont été invités à rédiger des messages d'espoir pour les victimes et à les attacher à des ballons biodégradables gonflés à l'hélium qui ont été lancés dans les airs.
«Une minute de silence aux chandelles a aussi été observée en hommage aux victimes qui gardent souvent ce secret si lourd pendant plusieurs années. Je remarque aussi qu'il y avait beaucoup de jeunes. C'est beau de les voir solidaires à la cause. Nous avons aussi vu plusieurs de nos partenaires, qui appuient eux aussi la cause», précise Josée Bélisle.

