«Certains secteurs sont plus touchés par la pénurie, soit les soins spécialisés et les CHSLD, soit parce qu’ils demandent des compétences professionnelles supérieures ou que les infirmières ont moins d’intérêt pour ces secteurs», a expliqué Jean-François Trudel, directeur des ressources humaines et de l’amélioration continue des processus au CSSS.
Ces candidates à l’exercice de la profession infirmière (CEPI) proviennent majoritairement du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Comme elles n’ont pas encore passé leur examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, prévu en septembre prochain, elles doivent travailler avec des infirmières autorisées. «Les CEPI peuvent réaliser un certain nombre de tâches. Mais on ne pourrait avoir un quart de travail avec seulement des CEPI sur le département», a précisé M. Trudel.
Miser sur la rétentionLes candidates travaillent surtout à l’Hôpital de Val-d’Or, certaines à l’Hôpital psychiatrique de Malartic, au CLSC de Senneterre et dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée. Le CSSS mise sur le recrutement, mais aussi sur la rétention. «Comme les infirmières qui ont étudié ici ont tendance à demeurer, le Cégep met beaucoup d’efforts pour augmenter son nombre d’étudiantes et attirer celles de l’extérieur de la région. Nous avons aussi œuvré à l’amélioration de notre programme d’accueil des nouveaux employés, mis en place en janvier. Il met à contribution nos gestionnaires et l’ensemble de notre équipe afin que nos nouveaux aient le goût de demeurer chez nous. Il est trop tôt pour évaluer sa portée, mais on remarque depuis trois ans que le taux de rétention s’améliore», a affirmé Jean-François Trudel.

