«Je trouve que j’ai fait une très belle carrière. J’ai eu la possibilité de relever des défis. On m’a fait confiance. J’ai eu la chance de me réaliser et de réaliser des choses. Je sens que j’ai pu travailler à influencer le développement de cette organisation», affirme celui qui a obtenu son premier contrat comme enseignant en éducation physique à l’école de St-Félix, en 1977.
Il a ensuite ajouté les cordes de conseiller pédagogique (1981-1982), directeur d’école primaire (St-Mathieu et La Motte, 1984-1988), directeur adjoint puis directeur de La Calypso (1988 à 2000), directeur du Centre de formation générale des adultes (2000-2002) et directeur du Service de l’enseignement (2002-2004) à son arc. Un vaste tour d’horizon qui lui a permis de bien connaître l’organisation qu’il allait diriger pendant six ans.
«J’ai toujours eu un intérêt pour la gestion et l’organisation, poursuit Guy Baril. Étudiant, je pratiquais l’athlétisme et j’ai contribué à la mise en branle de l’association locale, puis de l’association régionale d’athlétisme. De 1980 à 1988, j’ai aussi été impliqué au niveau de l’Association régionale du sport étudiant, dont j’ai été le président pendant cinq ans.»
La communauté
Guy Baril a aussi dû gérer la décroissance. La clientèle scolaire a chuté au fil des ans, emportant avec elle une part du financement de la CSH. «Le défi dans un tel contexte, c’est de maintenir des services éducatifs de qualité. Tant que Québec continuera de soutenir les petites écoles et qu’on pourra travailler avec le milieu, je crois qu’on pourra les garder ouvertes. Elles sont importantes pour le développement des communautés», croit-il.
«Les petites écoles sont importantes pour le développement des communautés.» - Guy Baril
«Cette volonté de travailler avec les gens du milieu, dont les parents, je crois que c’est la clé du succès et de la réussite, renchérit à ce sujet celui qui a fait sa maîtrise sur le partenariat famille-école. L’Harricana possède l’une des plus vieilles ententes de partage des infrastructures, soit celle avec la Ville d’Amos.»
Le bilan
L’heure est donc au bilan pour Guy Baril, qui demeurera en poste jusqu’à ce qu’on lui trouve une ou un successeur. Il est fier d’avoir relevé le défi du renouvellement des équipes de gestion et de direction. L’implantation du réseau large bande en milieu rural, le cours de voirie forestière, la salle multifonctionnelle à Barraute, les écoles de La Motte et Berry… autant de réalisations qu’il est content d’avoir mené à terme.
«Mon seul regret, c’est d’avoir eu à mettre sur la glace notre projet de gymnase entre les écoles Sacré-Cœur et St-Viateur à Amos. Mais avec les problèmes du gymnase de La Calypso, on a dû revoir nos priorités. Je demeure convaincu qu’il faudra ce nouveau gymnase un jour, pour la communauté», estime celui qui entend s’impliquer et s’investir dans des causes qui lui importent et où il y a des besoins, une fois à la retraite.
