À Natagan, on prend l'intimidation au sérieux

Martin
Martin Guindon
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

À l'école secondaire Natagan de Barraute, on prend l'intimidation très au sérieux. Différents outils ont été mis en place depuis 2009, dont une journée de sensibilisation contre l'intimidation et l'homophobie pour ses 140 élèves, jeudi dernier.

«Un comité a été créé en septembre pour organiser cette activité. On a beaucoup dit autour de l'affaire Marjorie Raymond que les écoles faisaient peu pour contrer l'intimidation. Pourtant, il se fait de très belles choses ici», affirme la psychoéducatrice de l'école, Marie-Josée Tardif.

«Contrer l'intimidation est une priorité à notre école, renchérit le directeur-adjoint Danny Pomerleau. Nous avons mis sur pied la méthode d'intérêt commun en 2009. Celle-ci définit très clairement les actions à prendre dès qu'il y a dénonciation d'un cas d'intimidation. Il y a six étapes allant de la rencontre des élèves (intimidé et agresseur) jusqu'à l'intervention des policiers si nécessaire.»

«C'est un véritable succès, poursuit-il. Tous les cas dénoncés ont été gérés et dans tous les cas, on a réglé le problème. Et les six étapes se poursuivent tout au long du cheminement scolaire de l'élève. Ça ne repart pas à zéro chaque année. Nous avons aussi une personne ressource, qui est notre technicienne en éducation spécialisée, Vanessa Fortin. Elle assure toujours le suivi avec la victime.»

Dénoncer… par courriel

Cette année, l'école Natagan a intégré des élèves à son comité intimidation. «Ce sont nos yeux et nos oreilles dans l'école», souligne Danny Pomerleau.

«La dénonciation, c'est ce qu'il y a de plus difficile pour les élèves intimidés. Un élève a suggéré de créer une adresse de courriel Hotmail pour leur permettre de nous écrire. Ils passent beaucoup de temps sur Internet et dans les réseaux sociaux», rappelle Marie-Josée Tardif.

«Juste à voir et entendre les réactions durant la récréation, je pense que ça va avoir de bons résultats» - Maude, secondaire V

Pour Maude, une élève de secondaire V, il était devenu impératif de s'impliquer dans le comité. «Quand j'ai vu l'histoire de Marjorie Raymond aux nouvelles, je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose. J'ai choisi de m'impliquer dans le comité. Je veux d'ailleurs étudier l'an prochain en travail social. C'est un domaine qui m'attire beaucoup», confie-t-elle.

Une journée efficace

La journée de sensibilisation du 12 janvier offrait quatre ateliers différents, auxquels tous les élèves devaient participer. Un premier portait sur l'intimidation, un deuxième était un rallye sur l'homosexualité, un troisième était animé par des intervenants du Projet Sortie 14-25, qui vient en aide aux jeunes homosexuels et bisexuels, et un quatrième consistait en un témoignage d'un jeune homosexuel.

«Dans chaque groupe, la moitié des élèves pleurent. On est tous émus. Juste à voir et entendre les réactions durant la récréation, je vois bien que ça fait réfléchir. Je pense que ça va avoir de bons résultats», estime Maude.

Et n'allez pas croire que Natagan agit de la sorte parce qu'elle rencontre plus de cas d'intimidation que la moyenne. «On a fait un sondage auprès des élèves et on a un portrait comparable à celui des autres écoles secondaires au Québec», assure Marie-Josée Tardif.

Organisations: école Natagan

Lieux géographiques: Québec, Barraute

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • sophie. pelletier
    07 février 2012 - 21:11

    E st il possible de communiquer directement avec quelqu'un de l école. Pour mettre sur pied la methode d'intérêt commun à notre école secondaire. Merci et bravo

    • Vanessa Fortin
      26 mars 2012 - 11:20

      Bonjour Sophie, Rejoint moi a l'école secondaire Natagan, il me fera plaisir de t'expliquer notre processus. Bonne journée, Vanessa Fortin T.E.S. École Secondaire Natagan