«L’école a été fondée par des parents en 1986 pour offrir un endroit différent aux élèves. Ils sont venus chercher trois enseignantes pour partir le projet, dont moi. C’était vraiment innovateur», estime Mme Larochelle.
Les débuts n’ont toutefois pas été de tout repos. «On avait des tâches globales. De la surveillance aux cours d’anglais, on faisait tout, se souvient celle qui y a enseigné durant 12 ans. De l’extérieur, les gens ne croyaient pas à notre projet. Il fallait avoir le dos d’un canard pour laisser glisser tout ce que l’on disait de nous.»
Le bonheurMalgré les commérages, Marguerite Larochelle ne regrette pas son choix d’embarquer dans ce projet.
«Il fallait que je passe par cette école dans mon cheminement de vie. Elle allait dans le sens de mes valeurs et elle a changé ma vision des choses. J’aimais sa philosophie, de prioriser le bonheur de l’enfant dans l’apprentissage», souligne-t-elle.
Bonheur, mais jamais au détriment des matières à étudier. «J’ai toujours été rigoureuse et je prônais la culture de l’effort. Mais la différence avec Papillon-d’Or, c’est qu’on développe le potentiel de chaque enfant. Si un élève n’a pas de talent dans les sciences, on trouve un autre talent à exploiter, estime Mme Larochelle.
«Avec cette école, on a prouvé qu’avec seulement une heure de français et de mathématiques par jour, les enfants arrivent très bien à compléter leur primaire», croit l’ancienne enseignante-fondatrice.
L’implicationOutre la différence de l’organisation des horaires des élèves de la maternelle à la 6e année (77 au total cette année), soit des cours le matin et des ateliers, travail personnel ou projets l’après-midi, l’école Papillon-d’Or se distingue par l’implication énorme des parents.
«Au moment de l’inscription, le parent doit indiquer ses champs d’expertise et à quel point il peut s’impliquer dans l’école. Pas seulement dans la classe de son enfant, mais auprès de tous les élèves, explique Marguerite Larochelle. Certains offrent des ateliers de cuisine, d’autres parlent de leur métier. Les parents sont très présents dans l’école.»
Les 25 ansAfin de souligner les 25 ans de l’école alternative, tous les élèves et enseignants mettent la main à la pâte pour organiser un 5 à 7, le 3 mai.
«Les élèves travaillent sur quatre comités: décoration, animation, invitation-publicité, et cuisine. On invitera les anciens (parents, élèves et enseignants), et il y aura des kiosques, un quiz sur l’école, des photos et le vernissage d’une œuvre collective», énumère Johanne Allard, enseignante et responsable d’école.
Pour confirmer votre présence au 5 à 7 : denomme.annie@csob.qc.ca.

