Ce samedi 5 mai devaient avoir lieu les retrouvailles du personnel, actuel et ancien, de la polyvalente. «On attend de 125 à 150 personnes. Ce sera drôle, car nous aurons des gens dans la vingtaine, mais d’autres âgés de 80 ans, qui ont bâti la polyvalente et qui ont encore un sentiment d’appartenance», a mentionné le directeur actuel depuis deux ans, Éric Lunam, quelques jours avant l’événement.
La cigarette en classeLe Carrefour a vu le jour en 1971 et regroupait 2200 élèves. Cette année, on en dénombre environ 1200. «À l’époque, l’école accueillait les jeunes de secondaire 1 à 5, contrairement à aujourd’hui. Aussi, Malartic n’avait pas encore d’école secondaire. Les élèves venaient à Val-d’Or», a relaté le directeur.
Les cours classiques ont laissé place à une école encore confessionnelle, mais plus libertine, selon Éric Lunam. «Les élèves fumaient dans l’école, les professeurs le faisaient même dans les classes. C’était une autre époque», a-t-il rappelé.
Des cours prévus dans les toilettesEn 40 ans d’existence, la polyvalente en a vu, des modes et des façons de penser, comme la période plus difficile des années 1990 avec le mouvement skinhead. «Ça jouait dur à ce moment-là. On voyait plus de batailles sur l’heure du dîner. Aujourd’hui, le phénomène reste rare», a affirmé le directeur.
Outre cet aspect plus négatif, le Carrefour a vécu des anecdotes plutôt rigolotes. «Lors des débuts en informatique, les horaires avaient été faits par ordinateur. Le problème, c’est qu’on a retrouvé des cours dans des locaux incongrus, comme les toilettes, la conciergerie, les garde-robes, a rigolé Éric Lunam. L’école a été fermée deux semaines pour rectifier le tout.»
Un endroit communEn plus de l’aspect scolaire, la polyvalente a aussi été mise en place pour répondre aux besoins de la population.
«La communauté bénéficie depuis les débuts de cet endroit, pour les spectacles via l’auditorium (le Théâtre Télébec aujourd’hui), les gymnases, la piscine et la cafétéria. À l’époque, il s’agissait de la plus grande salle à manger de Val-d’Or, avec 900 places», s’est souvenu M. Lunam.
Beaucoup d’innovationL’école a aussi innové au fil du temps avec l’implantation de son programme d’École internationale à la fin des années 1990, de la Serre des Tournesols depuis une dizaine d’années et de la naissance du Club sportif des Intrépides dès les débuts.
«Lors du 25e anniversaire, nous avons constaté que les gens d’autres pays venaient enseigner ici. Maintenant, près de 75 pour cent des enseignants sont d’anciens élèves de la polyvalente. Le sentiment d’appartenance demeure très fort», a souligné Éric Lunam, avant de mentionner l’annulation du spectacle à grand déploiement pour fêter les 40 ans, prévu cette année.
«C’est difficile de rassembler à une même date les anciens élèves qui connaissent aujourd’hui du succès sur la scène nationale et internationale, comme Pierre Brassard, Christian Legault, Serge Fortin, Derrick Frenette et Dany Bédar, entre autres», a-t-il expliqué.

