Les élèves de cinquième secondaire ainsi que de la formation professionnelle de la polyvalente Le Carrefour et de l'École Golden Valley ont assisté à la reconstitution d'une scène d'accident dans le cadre de l'activité «J'aime ta conduite, tes choix, ta réussite», le 10 mai, à la polyvalente, mais aussi à une conférence menée par un représentant de chacun des trois services d'urgence.
Devant les résultats concluants de l'expérience en 2011, le Service de sécurité incendie de la Ville de Val-d'Or, la Sûreté du Québec et Ambulance Val-d'Or inc. ont travaillé en collaboration avec la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois pour une deuxième année consécutive, afin d'améliorer la formule et rendre de nouveau une activité à la convenance des élèves.
«On est allés chercher ce qui les avait touché et les choses qu'ils auraient aimé voir, a expliqué le lieutenant Éric Lafleur, du Service d'incendie de la ville de Val-d'Or, en parlant des évaluations recueillies l'an dernier. Selon eux, il n'y avait pas assez de punchs, donc on a mis des photos et des vidéos un peu plus chocs pour la conférence et, à l'extérieur, on a ajouté une victime.»
Les textos au volant
Les textos représentent le nouveau fléau de la conduite automobile. Les campagnes de sensibilisation abondent sur les plateformes médiatiques afin de contrer ce phénomène. Les organisateurs ont choisi d'ajouter et de prioriser ce volet cette année.
«Les jeunes, mais aussi la population en général, ne comprennent pas la problématique qu'il y a au niveau du cellulaire et des textos», a affirmé la policière communautaire, Sylvie Simoneau.
Selon les statistiques de la Sûreté du Québec, 3 accidents mortels, 29 collisions avec blessés graves ou légers et 64 incidents avec dommages matériels ont été causés par des conducteurs utilisant leur téléphone cellulaire en 2010, au Québec.
«Il faut répéter souvent, a mentionné l'agente dans la Vallée-de-l'Or concernant la sensibilisation faite auprès des jeunes. Ils sont souvent insouciants et ne réalisent pas. Quand tu embarques dans un véhicule, le conducteur est peut-être en état d'ébriété, mais toi aussi tu as des choix à faire. Tu as le choix de ne pas embarquer dans le véhicule si tu penses que ça peut être dangereux pour toi.»
Les élèves mis en scène
Les nouveaux conducteurs sont souvent les plus touchés par les incidents de la route. «On a 17 ans et pour quelques-uns, on vient d'avoir nos autos. Les faits sont là, les accidents sont beaucoup reliés aux jeunes», a confirmé Catherine Burbridge, étudiante de cinquième secondaire à la Polyvalente. Selon elle, il n'y aura jamais trop de sensibilisation devant cette problématique. De plus, la participation de huit élèves à la mise en scène, comme secouristes ou victimes, aura rendu le tout plus vraisemblable et a permis de toucher davantage le public mineur.

