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Natagan sensibilise la communauté de Barraute à l'intimidation

Benjamin Audet, porte-parole de la Coalition aux lesbiennes, gais et bisexuels de l’Abitibi-Témiscamingue, a animé une discussion avec un panel d'une dizaine d'invités, devant une centaine de personnes réunies à l'occasion d'une activité de sensibilisation contre l'intimidation à Barraute. Valérie Maltais

Benjamin Audet, porte-parole de la Coalition aux lesbiennes, gais et bisexuels de l’Abitibi-Témiscamingue, a animé une discussion avec un panel d'une dizaine d'invités, devant une centaine de personnes réunies à l'occasion d'une activité de...

Valérie Maltais
Publié le 17 Mai 2012
Publié le 17 Mai 2012
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"L'intimidation, c'est social. Ça n'arrive pas seulement dans les écoles, mais aussi dans la vie quotidienne de l'ensemble de la société", a souligné Lionel Pelchat, maire de Barraute, à l'occasion d'une activité de sensibilisation contre l'intimidation, le 17 mai, à l'école secondaire Natagan.

Sujets :
Commission scolaire Harricanna , Coalition aux lesbiennes , Barraute , Québec , Abitibi-Témiscamingue

L'établissement de la Commission scolaire Harricanna a invité les membres de la communauté à une prise de conscience collective. Un peu plus de cent personnes, jeunes et adultes, ont répondu à l'appel.

"Les parents sont touchés par cette réalité-là aussi, mentionne Vanessa Fortin, éducatrice spécialisée à l'école secondaire de Barraute. Ils ne sont pas toujours bien informés et parfois ça peut faire peur. On voulait leur dire ce qu'on fait ici pour les jeunes."

Au programme, renseignements sur les méthodes utilisées par l'école en cas de problème, d'une vidéo de 20 minutes produite par les membres du comité sur l'intimidation, avec sketchs et capsules d'information, ainsi qu'un panel animé, sous ce thème, par une dizaine d'invités spéciaux.

La réalité de Natagan

Selon les données livrées en début de présentation, une dizaine d'élèves de l'école secondaire seraient la proie d'intimidation, en 2012. Au Québec, on a mentionné qu'en moyenne, 15 pour cent des élèves sont visés dans une institution. À Natagan, on parle de huit pour cent.

Selon Maude Boyer, élève de deuxième secondaire, tout le monde ne ressent pas cette problématique à l'école, parce que cela se fait de façon sournoise. "Personnellement, je me sens en sécurité, explique-t-elle au sujet du comité contre l'intimidation, dont elle fait partie. S'ils en ressentent le besoin, les élèves savent qu'on est là."

Pourtant, le quart des adolescents et près d'une adolescente sur dix de deuxième année ont affirmé avoir subi une sorte de chantage, au moins une fois par semaine. Cela fait d'eux les cibles favorites d'intimidation à l'école.

Homophobie, forme d'intimidation

Cette activité s'est déroulée le 17 mai, pour souligner la Journée internationale contre l’homophobie. Selon Benjamin Audet, porte-parole de la Coalition d'aide aux lesbiennes, gais et bisexuels-les de l'Abitibi-Témiscamingue, les préjugés sexuels prennent une place importante en intimidation.

"Il y a une recherche menée par Line Chamberland de l'UQAM (professeure au département de sexologie), qui démontrait qu'un jeune sur trois, peu importe son orientation sexuelle, était victime d'homophobie", a expliqué M. Audet, également animateur du panel pendant la soirée.

Le message lancé pour la première fois au public, mais depuis trois ans aux élèves, est qu'il faut demander de l'aide et aller voir les personnes ressources dans les écoles pour que cesse l'intimidation.

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