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Amos privilégie le compostage à l’incinération

Si la Ville d’Amos et la MRC Abitibi vont de l’avant avec la plate-forme de compostage, un troisième bac destiné aux matières organiques s’ajoutera pour la collecte sélective. (Photo: Martin Guindon)

Si la Ville d’Amos et la MRC Abitibi vont de l’avant avec la plate-forme de compostage, un troisième bac destiné aux matières organiques s’ajoutera pour la collecte sélective. (Photo: Martin Guindon)

Martin Guindon
Publié le 7 Avril 2011
Publié le 7 Avril 2011
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Avant même que le comité d’analyse de la MRC Abitibi n’ait fait ses recommandations dans le dossier de la valorisation des matières organiques sur son territoire, la Ville d’Amos privilégie l’option de la plate-forme de compostage et incite ses voisines à emboîter le pas.

Sujets :
Ville d’Amos , MRC Abitibi , Amos , Québec , MRC Abitibi

Le conseil municipal a effectivement adopté une résolution en ce sens, le 4 avril. «On pense qu’une plate-forme qui va coûter entre 800 000 $ et 900 000 $ est plus à notre portée en terme d’investissement qu’un incinérateur, par exemple, qui pourrait coûter des millions de dollars. D’autant plus que dans l’optique du ministère du Développement durable et de l’Environnement, l’incinération n’est pas une forme de valorisation», affirme le maire Ulrick Chérubin.

La position de la Ville s’appuie sur la Politique provinciale de gestion des matières résiduelles 2011-2015, qui stipule qu’environ 50 pour cent du bac vert est de la matière organique qui pourrait être valorisée au lieu d’être éliminée. La Politique privilégie de traiter 60 pour cent de la matière organique par des procédés biologiques, soit l’épandage, le compostage ou la biométhanisation.

La Ville espère obtenir une aide financière jusqu’à la hauteur de 50 pour cent des coûts du projet, alors que Québec met 720 M $ à la disposition des municipalités pour la mise en place d’infrastructures comme les plates-formes de compostage.

Le maire d’Amos rappelle aussi qu’en détournant le plus de matières organiques possible du lieu d’enfouissement technique, la Ville prolongera ainsi sa durée de vie et en réduira les coûts d’exploitation.

La MRC surprise

Interrogé sur les raisons qui ont poussé la Ville à se prononcer aussi rapidement, M. Chérubin a laissé entendre qu’il était temps de le faire. «Au lieu de continuer de faire des études en sachant que ça allait coûter plus cher de toute façon, le conseil a décidé de trancher et de mettre fin à tout ça. Je ne sais pas comment la MRC, qui semblait pencher davantage vers l’incinérateur, va réagir. Mais nous, on a pris notre décision et on espère que la MRC va nous suivre là-dedans», a-t-il indiqué.

À la MRC Abitibi, on s’est tout simplement dit surpris, mardi matin, de la décision prise par le conseil la veille, alors que le comité d’analyse sur lequel siège d’ailleurs la Ville d’Amos, n’a pas encore déposé son rapport. On ignore d’ailleurs à quel moment ce rapport sera prêt. Cette dernière est responsable du plan de gestion des matières résiduelles sur son territoire, incluant la ville d’Amos.

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