Le conseil municipal a octroyé le contrat pour ces travaux à l’entreprise Services Miniers Nord-Ouest, le plus bas des trois soumissionnaires, au prix de 1 534 264 $ incluant les taxes applicables.
Ces travaux sont devenus nécessaires parce que les cellules d’enfouissement actuelles sont en voie d’être remplies. Il s’agit donc maintenant de procéder au recouvrement final d’une section de la cellule 1B et à l’aménagement d’une nouvelle cellule, la 1C.
Le tout est conditionnel à l’approbation par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de la demande de modification au certificat d’autorisation du LET déposée par la Ville le 29 mars.
Six à sept ans
«Dans le projet original, on devait recouvrir les cellules avec l’argile trouvée sur place, mais nous allons plutôt utiliser une membrane sur laquelle nous allons remettre un couvert de terre et végétal, explique Régis Fortin, directeur du Service de l’environnement à la Ville. C’est la première section que l’on ferme au LET de façon définitive. Quant à la nouvelle cellule, il faut préparer le terrain et installer la tuyauterie nécessaire à la récupération du lixiviat.»
La réalisation de ces travaux devrait nécessiter environ 8 à 10 semaines. À savoir maintenant la durée de vie de la nouvelle cellule, la réponse n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. «En fait, tout va dépendre de la quantité de déchets que l’on va y diriger. Il reste environ 18 mois à l’entente avec la Ville de Rouyn-Noranda (qui se termine en décembre 2012) et on ignore si elle sera renouvelée. Et puis il y a le projet de plateforme de compostage qui devrait réduire la quantité de déchets enfouis de moitié, mais pas avant quelques années, le temps que les gens s’accoutument à cette nouvelle pratique. Avec les données actuelles, on estime à six à sept ans la durée de vie de cette nouvelle cellule.»
Très coûteux
La durée de vie de la cellule 1C revêt beaucoup d’importance quand on sait que le développement de la cellule suivante se fera sur un sol qui n’est pas suffisamment imperméable. «Il faudra alors installer une membrane double, ce qui représente d’importants coûts», rappelle Régis Fortin.

