L’organisme a reçu pas moins de 200,44 tonnes de matériel de la part de la population du 1er avril 2010 au 31 mars dernier. Ce nouveau record représente une hausse de 8,1 pour cent sur l’année précédente. Et La Petite Boutique est parvenue à recycler 84 pour cent de ces matières récupérées (textile, livres, meubles, etc.), la balance étant en trop mauvais état.
«On récupère pas mal tout ce que les citoyens nous emmènent, sauf les objets qui contiennent des matières toxiques. Et on revend ça à un prix modique. On produit aussi des chiffons (8,3 tonnes!), des sacs, des vêtements pour chiens et des tabliers à partir du textile que l’on recycle. C’est une façon pour les gens de faire du magasinage écologique. Du même souffle, on détourne toutes ces matières du lieu d’enfouissement de la Ville d’Amos», souligne la directrice générale Sonia Tremblay.
Rôle social
En plus de sa mission environnementale, La Petite Boutique joue aussi un rôle social dans sa communauté. Des dons d’une valeur de pas moins de 11 678 $ ont été remis par le biais de certificats-cadeaux dans les paniers de Noël de la Coop IGA Extra, de même qu’auprès de l’Accueil Harvey-Bibeau/La Giboulée, la Maison Mikana, la Croix-Rouge, le Centre de santé, le Cégep, le Centre résidentiel communautaire (CRC) et la Société canadienne du cancer.
«On fait aussi de l’intégration à l’emploi, notamment par le biais de plateaux de travail avec l’organisme Vision Travail, mais aussi avec le CRC, Liaison justice, Emploi Québec, etc. Nous contribuons toujours à l’aide internationale. L’an dernier, 44,74 tonnes de vêtements, chaussures et jouets ont été acheminés dans des pays d’Afrique», précise Mme Tremblay.
Mission accomplie
Pour le président Laurent Corriveau, qui siège au conseil d’administration depuis les débuts en avril 2001, c’est mission accomplie pour La Petite Boutique au cours de la dernière décennie.
«On est passé de 4 à 18 employés depuis. Le chiffre d’affaires a triplé, passant d’environ 125 000 $ à 378 000 $. Quand on a acheté la bâtisse, on a obtenu une aide financière du ministère de l’Environnement et il fallait être autonome en cinq ans. Nous avons réussi et on a su, sans emprunter, améliorer la bâtisse, à l’intérieur et à l’extérieur. Et on a fini de payer l’édifice l’an dernier. Depuis dix ans, on atteint notre mission de récupérer le plus possible et de réinsérer des gens dans le milieu du travail», indique-t-il, en saluant le support des bénévoles, incluant les administrateurs, qui ont consacré plus de 3000 heures de travail à La Petite Boutique.
«Depuis dix ans, on atteint notre mission de récupérer le plus possible et de réinsérer des gens dans le milieu du travail» - Laurent Corriveau
Et ça continue!
Et la croissance n’est sans doute pas terminée. Les cartes de fidélisation de la clientèle «Frip-o-points» connaissent un succès fou. Plus de 629 cartes ont permis à leurs détenteurs d’économiser un total de 6290 $ dans la dernière année. Le membership de l’organisme a aussi fait un bond de 39,4 pour cent pour atteindre les 725 membres au 31 mars.
«On a aussi des promotions tous les mois. On travaille à améliorer le service à la clientèle et la présentation de la marchandise sur le plancher. En exposant plus de marchandise aux clients, nos ventes sont meilleures et on a eu besoin de seulement deux grandes ventes d’entrepôt au lieu de trois», affirme avec fierté Sonia Tremblay.

