L'Association des propriétaires du lac Beauchamp a constaté la présence de ces bactéries pendant trois jours, il y a un peu plus d'une semaine. Des échantillons ont été prélevés et acheminés au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs pour analyse.
«Pendant trois ou quatre ans, nous avons été affectés par des vagues de cyanobactéries. L'an dernier, on n'a pas eu de fleurs d'eau (quand elles se regroupent et forment une épaisse couche bleu vert à la surface du lac), alors on croyait que ça s'en allait en s'améliorant. Mais là, on vient d'en avoir pendant trois jours. On désirait aviser les riverains et les saisonniers de la situation», explique Jean-Charles Perron, de l'Association.
Ne pas consommer
Ce dernier rappelle qu'il est préférable de ne pas s'y baigner quand les fleurs d'eau apparaissent, ce qui ne devrait pas être un problème à cette période-ci de l'année. Il est aussi recommandé de ne pas consommer l'eau. «Il y a encore des gens, surtout des saisonniers, qui s'approvisionnent en eau directement du lac. Les analyses nous diront, d'ici décembre, si les cyanobactéries que nous avons sont toxiques. Si c'est le cas, quand elles meurent, elles peuvent libérer une toxine», rappelle M. Perron.
Des égouts, au plus vite!
Cette situation vient rappeler l'urgence d'implanter un réseau d'aqueduc et d'égout pour desservir l'équivalent d'une centaine de résidences du côté sud et est du lac. Le projet de 4,8 M $ élaboré par les municipalités d'Amos et de Trécesson, avec l'appui des citoyens visés, a été rejeté une première fois par le gouvernement du Québec.
«Il y a encore des gens, surtout des saisonniers, qui s'approvisionnent en eau directement du lac» - Jean-Charles Perron
«C'est un projet qui fait consensus. Tout le monde est prêt à payer sa part avec une taxe de secteur. Les deux municipalités se sont entendues. Il ne manque plus que l'aide de Québec. On nous a expliqué le refus sous prétexte qu'il n'y a pas de résidents dans ce secteur, pourtant c'est 50-50 entre les résidents et les saisonniers. Ça ne fait aucun sens», déplore Jean-Charles Perron.

