Le projet est né du besoin criant manifesté par les jeunes familles de la municipalité, qui sont de plus en plus nombreuses. «On a procédé à un sondage auprès de la population il y a environ cinq mois afin de connaître les besoins. C’est comme ça qu’on a réuni des gens intéressés à mettre un service sur pied», confie Laurie Gobeil, agente de développement rural à Berry.
Ainsi, un organisme à but non lucratif, le Repère de Berry, a été mis sur pied. «Il fallait agir rapidement, alors on n’a pas attendu d’obtenir des places subventionnées du gouvernement. On y est allé au privé. C’est pourquoi on a seulement cinq places. Sinon, il aurait fallu se conformer aux normes des centres de la petite enfance (CPE)», explique Mme Gobeil.
Comme un CPE
Néanmoins, la garderie du Repère de Berry offre des services similaires à ceux d’un CPE aux enfants de 0 à 5 ans. «Ce sont sensiblement les mêmes critères pour les volets éducatif, l’alimentation, etc. Nous avons des éducatrices qualifiées. Le service coûte 20 $ par jour, ce qui est très compétitif, et les parents pourront obtenir un retour sur leurs impôts», précise l’agente de développement rural.
Quant au service de garde, il reçoit les élèves de l’école voisine à la fin des classes. «On a 20 places, qui ne sont pas toutes occupées pour le moment. L’éducatrice va les chercher à l’école et les ramène au service de garde», indique Laurie Gobeil, en précisant qu’il en coûte 10 $ par jour, prix qui baisse à 8 $ si l’enfant utilise le service plus de deux jours par semaine.
Solidarité
Ce projet est un véritable exemple de solidarité locale. Outre les parents impliqués dans l’organisme, on retrouve le support important, voire indispensable, de la municipalité.
«On leur fournit gratuitement les locaux dans l’ancien presbytère de la paroisse de St-Nazaire, que nous avons acheté pour un dollar à la Fabrique il y a trois ans. On se charge du chauffage et de l’entretien. Notre employé municipal a aussi aidé pour les aménagements. C’est un service que l’on rend aux jeunes familles de notre municipalité», fait valoir le maire Jean-Pierre Naud.
Le projet a aussi reçu le support financier de la MRC Abitibi, via le Pacte rural et du Centre local d’emploi. L’organisme organisera également des activités de financement, dont une soirée d’Halloween prévue le 30 octobre.

