Arrivée à la fin de l’année 2008 à Montréal, la famille y a passé deux ans pour finalement s’établir à Val-d’Or en août 2010. «Mon mari, un ingénieur en informatique, avait un travail à Montréal, mais moi seulement des contrats. J’ai eu une offre pour un travail à temps plein ici et nous avons décidé de tenter notre chance», a fait valoir Mme Amortegui, géologue.
L’adaptation a été plutôt facile pour ces nouveaux arrivants. «Contrairement à Montréal, les gens se connaissent plus ici. Ils sont chaleureux et grâce au bouche-à-oreille, on a pu se bâtir un réseau de contacts et un cercle d’amis. Nous sommes bien intégrés», a soutenu la géologue.
Moments difficiles
Par contre, le changement de pays n’a pas été de tout repos pour la famille immigrante. «Ce fut très difficile de trouver un logement et une gardienne. Surtout à distance, puisque nous vivions à Montréal», s’est souvenu Andrea Amortegui.
Cette dernière a relancé les propriétaires sans relâche par téléphone, pour finalement dénicher un logement dans un demi-sous-sol. «On a été chanceux, car nous n’avons pas pu visiter le logement avant. Il a fallu payer trois mois de loyer d’avance. Au moins, il était propre», s’est réjouie la nouvelle propriétaire d’une maison depuis janvier.
Mêmes difficultés rencontrées pour trouver une garderie au petit Raphaël. «Je pense que je faisais pitié. Une dame a finalement accepté de le prendre. Il va avoir 4 ans et il est très bien là-bas. J’espère que mon futur bébé (à naître dans 2 ou 3 semaines) aura aussi une place avec elle dans une année», a souhaité Mme Amortegui.
Loin de leur famille
D’autre part, vivre dans un autre pays signifie aussi s’éloigner de sa famille. «C’est très dur. Mes parents me manquent. On le remarque encore plus avec des enfants. Quand Raphaël ou nous tombons malades, nous ne pouvons compter que sur nous», a souligné celle qui a fait son baccalauréat en Colombie pour ensuite réaliser une maîtrise et un doctorat en France.
Depuis leur arrivée au Québec, Mme Amortegui et son mari ont visité leur famille en Colombie une seule fois. «Se rencontrer tous en même temps, c’est plus rare. Cet été, on a pu passer du temps tous ensemble, s’est-elle réjouie. En décembre, nous retournons en Colombie pour la deuxième fois depuis que nous sommes au Québec.»
Malgré cette distance, regrettent-ils leur choix de quitter leur pays? «Non. On a trouvé un bon travail et on a pu s’acheter une maison. Nous avons une belle qualité de vie. Même s’il a fallu deux ans pour compléter le dossier et recevoir nos visas de résidents, on a pris la bonne décision», a conclu celle qui trouve tout de même l’hiver long et froid.

