«À la suite des 15 000 places supplémentaires annoncées par la ministre de la Famille, Yolande James, dont 210 pour l’Abitibi-Témiscamingue, on a décidé de déposer un projet. On espère obtenir les places. Idéalement, on n’irait pas en bas de 50 places, pour rester viable financièrement», a mentionné Mme Barbe.
Si le projet va de l’avant, la deuxième installation serait construite dans le stationnement actuel du CPE. Le stationnement, quant à lui, serait déplacé juste à côté, sur le terrain vacant au coin de la rue. «Nous avons jusqu’en février pour déposer le projet et obtenir une réponse vers la fin mars. Si la réponse est positive, on aimerait ouvrir avant la fin de 2012», a précisé Manon Barbe.
Un besoin
Selon la directrice générale, ces places supplémentaires découlent d’un besoin. «Pour Malartic seulement, avec les préinscrits, c’est-à-dire les enfants qui ne sont pas encore nés, on parle de 230-240 noms sur la liste d’attente. C’est énorme, si l’on considère que dans les années passées, on parlait plutôt de 40-50 noms», a-t-elle souligné.
La venue de la Corporation minière Osisko et le mini baby-boom expliqueraient ces chiffres, selon Mme Barbe. «Pour Val-d’Or, la liste d’attente tourne autour de 650 places manquantes pour 35 000 habitants. À Malartic, c’est 240 pour 3500 habitants», a-t-elle illustré.
Trouver des éducatrices
Toutefois, plus de places en garderie signifie aussi un besoin plus grand de personnel. «Il s’agit de notre plus grand défi. Le ministère (de la Famille) nous demande d’avoir deux éducatrices formées sur trois, et on dépasse cela. Comme nous sommes déjà en pénurie, c’est important que les cégeps et les universités sachent que nous recruterons. Il faut former d’autres cohortes», a fait valoir Manon Barbe.
Pour l’instant, le CPE Bambin et Câlin comprend 80 places pour les enfants de 0 à 5 ans, dont 15 au niveau de la pouponnière. On y retrouve 14 éducatrices, plus celles sur appel.

