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«On ne peut se permettre de refuser un projet d’une telle envergure»

Le Groupe Réseau Sélection veut construire 200 unités de logement sur ce terrain de la rue Sylvestre à Val-d’Or. (Photo: Louis Lavoie)

Le Groupe Réseau Sélection veut construire 200 unités de logement sur ce terrain de la rue Sylvestre à Val-d’Or. (Photo: Louis Lavoie)

Louis Lavoie
Publié le 9 Novembre 2010
Publié le 9 Novembre 2010
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Construction de 200 unités pour aînés à Val-d’Or

Le comité logement Val-d’Or joint sa voix à ceux qui souhaitent la réalisation du projet du Groupe Sélection Sélect, qui désire construire 200 unités pour loger des personnes âgées autonomes sur la rue Sylvestre.

Sujets :
Office municipal d’habitation , Université du Québec , Centre d’amitié autochtone , Développement de Val-d’Or

Tout en disant comprendre les inquiétudes des résidants du secteur au sujet de la construction de cet immeuble de six étages dans un quartier à vocation résidentielle, l’organisme rappelle toutefois que Val-d’Or vit la pire pénurie de logements de son histoire et qu’il est primordial que ce projet se concrétise.

Le comité logement de Val-d’Or exhorte les citoyens à voter en faveur du projet lors de la tenue d’un référendum qui aura lieu le 12 décembre prochain. Cette consultation publique portera sur le changement de zonage de ce secteur.

«En ces temps de crise du logement, on ne peut se permettre comme communauté de refuser un projet d’une telle envergure. On comprend que des citoyens aient des craintes, mais il faut que ça se réalise», mentionne Francine Hervieux, porte-parole du comité logement Val-d’Or, duquel font notamment partie l’Office municipal d’habitation, le Centre de santé et des services sociaux, l’Université du Québec, le centre d’hébergement La Piaule et le Centre d’amitié autochtone.

Un frein

Selon le comité, la crise du logement constitue un frein au développement de Val-d’Or. «La construction de 80 logements ces deux dernières années n’a rien changé et les conséquences de cette crise se font sentir dans toutes les classes sociales, dans tous les domaines. Des travailleurs miniers, des étudiants et des travailleurs du domaine de la santé ont dû renoncer à leur projet de s’établir à Val-d’Or, faute de logement», indique l’organisme dans un communiqué de presse.

Selon Mme Hervieux, seulement cinq ménages ont pu trouver un logement au cours des derniers mois sur 100 demandes adressées via la ligne info-logement de la Ville de Val-d’Or.

«Les faibles taux d’inoccupation ont fait augmenter le prix des loyers, la discrimination à la location est au rendez-vous, beaucoup de familles sont contraintes de vivre dans des logements insalubres, le phénomène de l’itinérance s’accroît, et j’en passe. En ce sens, tout projet pouvant atténuer la crise du logement doit aller de l’avant.»

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