Avec un taux d'occupation de 100 pour cent, la situation n'a pas changé depuis le début de l'année, mais avec l'arrivée du 1er juillet, la Ville ouvre de nouveau la ligne Urgence-Logement aux citoyens.
Jusqu'à présent personne n'a fait appel à ce service. «Le besoin ne se fait pas sentir. Il n'y a pas d'indication au moment où on se parle qui nous dit qu'il va y avoir un manque de loyer à quelque part», a indiqué M. Faucher.
Quelques craintes avaient pourtant surgies quant à la nécessité de relocaliser 20 résidents devenus sans-abri à la suite de l'incendie d'un immeuble de 14 logements de la rue Perrault, le 16 mai.
En bref, une seule personne aurait eu de la difficulté à se reloger et l'immeuble devrait être reconstruit, mais la date est indéterminée.
Des centaines d'unités en plusEn 2011, on annonçait un boom immobilier avec 154 chantiers de construction pour des maisons et des bâtiments, dont la création de 460 unités de logements.
Les nouvelles résidences pour personnes âgées ont trouvé preneurs. Depuis son ouverture le 1er avril, les 106 unités des Jardins du patrimoine sont comblées à 93 pour cent, aux dires de France Leclair, directrice-générale.
Du côté du Boréal, dont l'ouverture est prévue pour le 1er juillet, le directeur-général Mario Boutin affirme que les 203 unités sont louées en majorité. Il estime que 100 pour cent des appartements de la résidence devraient être occupés d'ici l'automne.
Un marché immobilier stablePlusieurs ont tendance à penser que le transfert des retraités vers ces foyers aurait libéré des maisons à Val-d'Or. Cependant, les résidents proviennent de maisons, mais aussi de logements, d'autres centres pour aînés et de l'extérieur de la Ville.
En gros, le marché immobilier n'a pas changé, selon Gilles Langlais, directeur général de l'Abitibi-Témiscamingue à la Fédération des chambres immobilières du Québec.
«Ça absorbe bien, mais il n'y a pas assez de maisons sur le marché pour que ça change la situation. Ça va juste aider à faire des places dans d'autres logements», a-t-il souligné.
Les prix se sont maintenus et le temps de vente demeure semblable à 2011. On remarque une légère augmentation dans le nombre de maisons à vendre, avec 18 de plus qu'à pareille date l'an dernier, passant de 67 à 85.
Partir à neufLe nombre de terrains disponibles pour les familles cherchant à se faire construire se font rares. Selon Éric St-Germain, coordonnateur au Service permis, inspection et cartographie à la Ville, on approche à saturation des quartiers.
«Il y a des projets à venir, mais on est dans une époque charnière, où on penche vers des nouveaux développements. On est rendu là, a-t-il mentionné. Les rues sont présentement et pour ainsi dire, toutes comblées.»
La prochaine problématique sera l'apport de la main d'œuvre dans la région. «Les carnets des entrepreneurs sont bouqués, les travailleurs sont capables de rencontrer un certain nombre de tâches, mais à un moment donné, ils manquent de temps.»

