Âgé d’à peine 35 ans, le lieutenant Drouin a dirigé le poste auxiliaire de la MRC Témiscamingue (à Témiscaming) au cours des trois dernières années. «Je ne suis pas le plus jeune directeur, mais je fais partie de la nouvelle génération d’officiers de la Sûreté du Québec. Quand j’ai été nommé à Témiscaming, en 2007, j’avais seulement 32 ans», précise-t-il d’entrée de jeu.
Curieusement, c’est là que le lieutenant avait débuté sa carrière au sein de la SQ en 1996, après une année passée à la Sûreté municipale de L’Assomption. «Je voulais revenir dans la région, confie l’homme originaire de St-Germaine-Boulé. J’y ai fait deux ans de patrouille, puis un an comme enquêteur, avant de m’en venir à Amos en 1999 pour huit ans», se souvient-il.
Le plus beau cadeau
À Amos, Bruno Drouin a d’abord été patrouilleur pendant deux mois, avant d’agir comme enquêteur pendant trois ans. Lors de l’intégration du Service de police municipal d’Amos, en 2002, après un an d’intérim comme responsable des enquêtes, il est retourné à la patrouille à titre de superviseur de relève pour obtenir son grade de sergent.
«Après 18 mois, je suis redevenu responsable des enquêtes par intérim pendant deux ans et demie, avant d’accepter le poste de directeur du poste de Témiscaming, en 2007. Mon plan, c’était de revenir à Amos quand le lieutenant Raymond Doré allait prendre sa retraite. J’ai suivi le processus de sélection et j’ai eu le poste», souligne-t-il.
«Mon plan, c’était de revenir à Amos quand le lieutenant Raymond Doré allait prendre sa retraite.» - - Bruno Drouin
«C’est le plus beau cadeau que je pouvais me faire. J’ai pris trois ans d’expérience en administration, puis je reviens à Amos, où je me sens chez moi. J’ai passé le gros de ma vie adulte ici. Je connais très bien le territoire, je connais environ les deux tiers du personnel et les organismes du milieu», poursuit celui qui dirige une équipe de 38 policiers et de quatre employés civils.
Amélioration continue
Le nouveau directeur estime que le poste de la MRC Abitibi se porte très bien. «Mais je crois beaucoup dans l’amélioration continue. Il y a toujours moyen de faire encore mieux. Je veux qu’on se demande ce qu’on peut faire pour améliorer la desserte policière et ainsi mieux répondre aux besoins réels des citoyens», confie-t-il, conscient qu’il doit aussi concilier les réalités urbaines de la ville avec celles plus rurales des 18 autres municipalités et territoires de la MRC.

