«Après avoir fait le deuil des élections de 2002, je me suis inscrite au microprogramme en art-thérapie offert par l'UQAT en 2004. Aujourd'hui, il me reste un cours qui me permettra de terminer ma maîtrise en juin. Je suis très contente, j'en suis très fière», a-t-elle confié au cours d'un récent entretien.
Si la maîtrise est aujourd'hui nécessaire, Mme Angers profite d'une clause grand-père qui lui permet de pratiquer son nouveau métier depuis septembre à Amos. Elle est membre en règle de l'Association des art-thérapeutes du Québec et de l'Association des naturothérapeutes du Québec.
Pas si loin de la gestion
On pourrait croire que ce nouveau métier est bien loin de la gestion, qui fut au coeur de la vie professionnelle de cette détentrice d'une maîtrise en administration publique. Mais ce serait mal connaître son parcours.
«Durant toutes mes années au ministère du Développement des ressources humaines Canada, j'ai fait huit ans de relation d'aide. Ça prend de l'humain, et j'ai ce fond-là en moi. Et puis, en 1989, j'ai rencontré une femme avec une maîtrise en psychologie qui m'avait dit que j'avais quelque chose à faire avec la peinture. Je n'avais jamais touché à ça. J'ai suivi des cours d'art intuitif», raconte celle qui a depuis ajouté un certificat en arts plastiques, un certificat en psychologie et un Diplôme d'études supérieures spécialisées en santé mentale à son curriculum d'études universitaires.
Une approche d'accompagnement
Mais revenons à l'art-thérapie. «C'est une approche d'accompagnement qui allie les arts visuels et certains principes de la psychologie. Je suis un guide. On travaille avec des médiums comme le pastel. Les gens utilisent le dessin pour entrer en contact avec leur ressenti et exprimer les émotions qu'ils ressentent. Ces émotions sont souvent bloquées dans la gorge. Il faut que ça sorte, et ça sort par la couleur du trait de crayon», explique Mme Angers.
Les gens la consultent donc pour entrer en contact avec leurs émotions, rehausser leur estime de soi, réduire leur stress ou résoudre des deuils de l'enfance. «Je ne sais jamais ce qu'on va travailler. La personne amène le matériel. Il faut laisser la psyché nous indiquer ce qui doit être travaillé ici et maintenant. C'est extraordinaire à chaque fois. Je suis émerveillée de voir la force des images et comment ça aide à guérir des blessures. Mon travail n'est pas d'interpréter, mais d'aider les gens à interpréter», rappelle celle qui est régie par un code de déontologie, assurant une démarche sécuritaire et confidentielle.
Pour le plaisir
Murielle Angers ouvre son bureau les lundis, jeudis et vendredis. «J'envisage de me donner du temps. Je veux avoir du plaisir à le faire. Je ne travaille pas quand je suis ici», assure-t-elle.

