En avril 2010, le ministère a demandé aux établissements de santé de mettre en place une alimentation plus équilibrée. Le CSSSVO a adopté sa Politique de saine alimentation en avril 2011. Il lui reste donc un an pour satisfaire à la demande.
Cette politique vise à offrir de meilleurs aliments à la clientèle, autant à la cafétéria et dans les machines distributrices de l’hôpital de Val-d’Or et celui de Malartic, que pour les personnes hébergées sur le territoire de la MRC de la Vallée-de-l’Or.
«Comme nous sommes un établissement de santé, on ne prône pas la malbouffe. La politique va dans ce sens», explique Renée Labonne, conseillère-cadre en communication pour le CSSSVO.
Repas moins salésMais de quelles façons le Centre de santé compte-t-il éliminer les aliments sans valeur nutritive? «Dans les machines distributrices, les boissons gazeuses ont été éliminées. Les choix santé sont aussi bien indiqués. On va aussi former le personnel pour qu’ils réalisent des recettes moins salées, et les standardiser, pour que le repas ne change pas, même s’il est préparé par un chef-cuisinier différent», souligne Mme Labonne.
Comme la partie casse-croûte a une bonne cote de popularité, une équipe travaille à trouver des alternatives aux aliments gras comme la poutine. «Elle est en train d’étudier les options, comme des frites grillées plutôt que cuites dans l’huile», mentionne la conseillère en communication.
Renée Labonne rappelle la difficulté de changer des habitudes bien ancrées chez les gens. «Les ajustements se feront sur du long terme. Il faut orienter les gens vers les choix santé. Peut-être que pour un certain temps, nous vivrons une perte de revenus, dans le cas du casse-croûte, car il fonctionne super bien. Mais les gens vont s’ajuster», croit-elle.
Miser sur l’environnementOutre le côté nourriture, la politique tend aussi à diminuer les impacts environnementaux. «On recycle le plus possible au niveau alimentaire. On propose de plus en plus de la vaisselle lavable. Si les gens veulent un verre en styromousse, bientôt ils devront payer un surplus», signale Mme Labonne.

